Ego Paris et le studio 5.5 misent sur la modularité avec Sutra
9/4/2020
Ego Paris et le studio 5.5 misent sur la modularité avec Sutra
L’an passé, Ego Paris présentait le fruit de la première collaboration avec le studio de design 5.5, la collection Sutra, un ensemble de modules à agencer selon ses besoins et son espace. Cette année, des tables d’appoint ou des luminaires viennent compléter ces premiers éléments en se clipsant sur les parois : un “Plug & Play” pragmatique et habile.
Ils cherchaient depuis un moment à travailler ensemble, et c’est finalement autour d’une redéfinition de Kama, une collection best-seller d’Ego Paris, que le Studio 5.5 et le fabricant français se sont retrouvés. Il y a quelques années, la collection Kama anticipait le besoin de modularité pour adapter sans cesse aux besoins un espace outdoor, et c’est certainement ce qui a été l’une des clés de son succès, aussi bien pour des espaces extérieurs vastes, que pour répondre à une demande urbaine. Selon Nicolas Sommereux, l’un des fondateurs, “cette gamme demandait à être réinventéeautour d’objets, d’éléments.” Un défi relevé par le studio 5.5 : proposer un nouvel ensemble à géométrie variable, autour de 4 modules et d’une table.
La collection Sutra prenait forme. Jean Sébastien Blanc explique : « On aimait cette idée de “design intelligent”. Nous sommes partis du dessin de la table, qui s’ouvre par un simple coulissement et s’agrandit pour s’adapter au nombre de convives. »
La signature esthétique de la collection est tracée : aujourd’hui dans, les derniers éléments, on retrouve cette approche d’emboîtement et de déploiement dans la conception des tables gigognes. « Pour nous l’usage précède la forme, pour trouver l’ADN de la collection, il a fallu qu’on intègre cet usage évolutif, modulaire », jusqu’à un principe de plug & play dans lequel des accessoires viennent compléter l’aménagement de la micro-architecture dessinée par l’assemblage des modules d’assises.
Workshop in situ
La réflexion et la conception de la collection ont fait l’objet d’un workshop directement sur le site d’Ego Paris. Selon les designers, « après les premiers dessins, pour mettre en place les premiers prototypes, on s’est mis autour d’une table et on a travaillé avec les éléments qu’on avait sous la main : on a mis des serre-joints sur des tubes en aluminium, on a associé – voire découpé comme un jeu de Lego – des pièces diverses, des éléments de la collection Kama ; c’est la meilleure façon de confronter aux échelles réelles, de travailler les proportions et comprendre les outils de production à disposition : on est venu appliquer des méthodes industrielles à une démarche au départ artisanale. »
Une esthétique identifiée
Pour la structure et l’esthétique, le studio s’inspire des ganivelles, clôtures formées par assemblage de lattes en bois, barrière de protection que l’on voit traditionnellement sur les sentiers côtiers : « dans les jardins, on a constaté un besoin de structurer, de recloisonner des espaces dans un milieu naturel, pour recréer des zones d’intimité par exemple. » Et le jeu de lattes de la collection Sutra rappelle les claustras protectrices que l’on trouve sur des terrasses pour isoler de la vue des voisins. La collection Sutra se compose de 5 modules d’assise et une table,auxquels viennent de s’ajouter récemment , une table basse carrée, unetablette, et une lampe à led, autonome et rechargeable, qui vient également seclipser entre les lattes ou peut aussi être sur pied.
La tablette en aluminium se glisse entre les lattes des modules Sutra, fixée grâce à un crochet.
Tables Gigogne, collection Sutra, dessinés par les 5.5
Lampe Torch, collection Sutra
Parmi les derniers éléments de la collection Sutra dessinés par les 5.5, ces tables Gigogne en aluminium reprennent le principe graphique et modulable de la gamme.
Composée d’un tube en aluminium laqué et d’une source LED protégée par un diffuseur en polycarbonate translucide, la lampe Torch, autonome et rechargeable, propose trois intensités de lumière différentes. Elle s’utilise seule ou se glisse entre les lattes des modules.
Pour la cinquième année consécutive, le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art présente les travaux de designers français et d’artisans japonais réunis dans le cadre du programme Edo Tokyo Kirari.
À l’heure où l’on parle de design global, le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art propose quant à lui un design mondial. Lancé en 2021 afin de valoriser les exportations tout en ancrant les savoir-faire dans des enjeux patrimoniaux et sociaux, le programme Edo Tokyo Kirari, soutenu par Paris et Tokyo, réunit chaque année des designers français et des manufactures tokyoïtes.Riche d’ateliers, dont certains pluricentenaires, la ville offre un vaste éventail de savoir-faire, aussi bien dans les domaines de la verrerie et du bois que dans celui du textile. Une aubaine pour Hanako Stubbe, Studio BehaghelFoiny et Florent Coirier, les trois designers sélectionnés cette année par l’institution parisienne.Réunis à la suite de vœux bilatéraux, les créateurs, chacun associé à deux entreprises japonaises, ont disposé de huit mois pour concevoir six pièces. Exposées jusqu’au 4 février dans une scénographie signée Jules Levasseur, les œuvres sont présentées en miroir des pièces les plus connues des studios. L’occasion de tisser des liens entre des approches européennes contemporaines et d’autres, nourries d’histoires et de techniques plus confidentielles.
« Lorsque je suis allé au Japon, j’ai remarqué que les Japonais utilisent souvent les caisses de bouteilles pour s’asseoir dans la rue ou comme tables. L’idée des rangements KOFFR, mi-table,mi-tabouret, réalisés avec Lllast, vient de là, de ce mode de vie », explique Florent Coirier. Car au-delà des questions d’artisanat et de technique, les créations traduisent surtout un lien discret mais profond avec la culture japonaise. La manufacture Mori Seimenjo et le Studio BehaghelFoiny à l'origine d'une veste d'intérieur,d'un lit transformable en pouf et d'un plaid, ont ainsi choisi les couleurs des pièces selon les espèces de fleurs endémiques de l’île d'Izu. Un clin d’œil à la fois culturel et environnemental. Cette attention se retrouve aussi dans les travaux d’Hanako Stubbe menés avec la manufacture Domyo, dont les panneaux décoratifs muraux s’inspirent de symboles japonais tels que Taiyō, le soleil, source de vitalité ; Moss, la mousse, évoquant douceur et sérénité ; ou encore Sakura, le cerisier. Un parti-pris visuel fort, et différent de sa collaboration avec la maison familiale Maekawa Inden, où le cuir laqué est traité de manière plus sobre,invitant à l’introspection. En complément, l'exposition invite aussi les visiteurs à aborder une autre facette tout aussi connue du Japon : ses boissons. Réalisés par les manufactures Glass-Labet Kimoto Glass Tokyo, deux styles de verres rendent, chacun à leur manière, hommage au saké et au thé par le biais de nouvelles textures et des nouvelles formes.
À noter qu'une sélection de produits issus des précédentes éditions est en vente au sein du concept store HIS, 2 rue du Renard, dans le quatrième arrondissement de Paris, jusqu'au 4 février.
Comme chaque année, Maison&Objet, l’incontournable rendez-vous qui s'est tenu du 14 au 19 janvier, nous a réservé son lot de belles découvertes. En voici cinq qui ont particulièrement retenu notre attention.
Si la thématique hivernale Past Reveals Future laissait entendre un regard tourné vers le passé, c’est pourtant bien vers l’avenir que nous a entraîné cette nouvelle édition de Maison&Objet. Portée par un Off foisonnant de nouvelles collections, de jeunes studios et de collaborations inédites, cette semaine dédiée au design semble avoir esquissé de nouvelles perspectives créatives. Un corpus de créateurs, pour certains déjà reconnus dans le champ transversal de l’architecture intérieure, s'est affirmé à travers l’objet et la pièce de mobilier. Une liberté de ton et d’approche qu'ont partagé de nombreux studios parmi lesquels cinq coups de cœur.
Adret
Co-fondateurs de l’agence d’architecture intérieure RMGB, Guillaume Gibert et Baptiste Rischmann ont créé Adret en septembre 2025. Un nom issu d'un terme ancien désignant le versant de la montagne exposé au soleil. Un lieu propice à l’habitat et à l’enracinement, évoquant le temps long : celui de la réflexion comme celui du lien durable entre l'objet et son propriétaire. Après une première participation remarquée à l'avant dernière Paris Design Week, la maison d’édition présentait de nouveau sa première collection. Un ensemble de pièces aux lignes tendues, où chaque création semble répondre à des règles de géométrie précises. Jouant sur l’association des volumes et des décalages, le studio révèle de petites constructions évoquant parfois les traits de Pierre Chareau. Un parti-pris contrebalancé par des pièces plus rondes, comme en léger décalage, à l’image du fauteuil tout en transparence dessiné par l’artiste plasticienne Esther Hess au début des années 1970, ou de la table d'appoint Colt reprenant les codes de cette époque. Une mise en perspective du temps et de la complémentarité des formes, éclairée par un lampadaire en céramique réalisé avec Alice Trescart.
Issus de l’École Camondo où ils ont mené leurs premiers projets, Clara Rebillard Castillo et Victor Poirier Coutansais présentaient leur première collection de mobilier. Une ambition nourrie par la livraison récente du restaurant coréen Balhyo, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris. Imaginée dans la continuité de l’esprit du studio d’architecture intérieure éponyme, Coutansais-Castillo, la collection s’inscrit dans la tradition des ensembliers. Réunissant un ottoman, une lanterne, une console murale et un tapis, elle fait la part belle aux volumes généreux et à une sobriété maîtrisée. Le chêne massif, travaillé par l’Atelier Lousteau, dialogue avec un papier népalais ciré, enchâssant une gaze. Un jeu sur la lumière et le relief que l’on retrouve dans les jetés de coton beige, arrangés en filet noué et perles de laiton patiné, disposés sur des assises en shantung de soie sauvage réalisées par l’atelier Asseyons-nous. Autant d'échos à l'art décoratif, ici mis en perspective par les toiles contemporaines de la galerie Dvir.
C’est dans son propre appartement que Racha Gutierrez expose,avec son amie d’enfance et cofondatrice du studio Ebur, Dahlia Hojeij Deleuze, l’exposition Acte IV. Un ensemble de créations du studio, connu tant pour son approche architecturale que pour ses luminaires en soie sauvage. Une gamme que la marque étend aujourd’hui avec Chimera. Pensée comme un dialogue entre formes et matières, cette nouvelle collection associe à la douceur et à l’imperfection visuelle de la soie sauvage, une matière froide et minérale : le plâtre. Un médium que le duo explore ici pour la première fois dans le champ du luminaire. Imaginées comme des sculptures architecturales, les pièces résultent d’un mélange d’inspirations africaines et libanaises, dont la construction renvoie parfois à un langage plus européen.
Pour sa première collection de mobilier, intitulée Ec8, le studio Necchi Architecture, fondé par Charlotte Albert et Alexis Lamesta, a choisi de faire confiance à Monde Singulier. Exposées au sein du showroom de la rue de Charlot, les pièces se déployaient dans une scénographie duveteuse et bleutée, procurant un sentiment d’appartenance et de réconfort. Fidèle à l’ADN de la plateforme, cette collection en édition limitée célèbre un design de caractère, nourri d’anachronismes assumés et de références aux années 1930-1940. Ec8 revisite ainsi les codes du mobilier bourgeois et familial avec humour et liberté. Les pièces associent forme et fonction, en contraste avec un choix de matériaux affirmé : laques brillantes, inox, marqueterie, cuir ou encore velours de mohair. Pensées comme des objets de transmission, à l’image de ces meubles de famille que l’on se lègue de génération en génération, les créations incarnent une vision du design expressive et résolument intemporelle.
Fondée par le designer Haydn Von Werp, la marque américaine Haydn dont le studio est basé à Milan, présente Arcus. Une collection de trois pièces conçue comme un ensemble cohérent. Ici, le banc, le daybed et la bar Cart forment un ensemble basé sur les codes de l'architecture. Inspirée par la solidité des ruines antiques, le tryptique explore la notion de structure et, à travers elle, celle de la proportion. Portés par le savoir-faire italien, la pierre et le bois s'articulent dans une quête d'équilibre. Il ne s’agit pas ici d’empiler volumes et matières, mais de construire le meuble comme on érige un bâtiment. Un bel exemple de l’imprégnation de l’Art déco dans le design collectible contemporain.
La marque Suisse USM présente Soft Panels, une gamme de panneaux textiles.
Reconnue pour ses astucieux rangements métalliques modulables, USM vient de dévoiler Soft Panels, une nouvelle alternative textile aux célèbres portes en acier thermolaqué. Une proposition par laquelle le Suisse, né il y a 140 ans, entend intégrer un système innovant et ludique à son mobilier USM Haller.
Réalisés en fibres synthétiques composées à 40% de plastique marin recyclé, les panneaux sont munis de quatre aimants permettant aux portes de se clipser facilement à la structure tubulaire. Ainsi fixées, les portes s’ouvrent vers le haut ou le bas, et peuvent être déplacées facilement pour permettre au meuble d’évoluer au gré des besoins et des envies. Imaginés comme une alternative visuelle autant que pratique - le revêtement textile absorbe légèrement le bruit - les panneaux sont disponibles dans une dizaine de coloris et trois finitions différentes. L’utilisateur peut ainsi composer son USM Haller à la manière d’un puzzle dont les revêtements texturés varient entre des rainures verticales, diagonales ou courbes. De quoi ramener un nouveau rythme aux lignes de la marque, et une certaine douceur aux bureaux, buffets et autres rangements connus pour la radicalité de leur conception.
À noter que les USM Haller Soft Panels sont disponibles en trois tailles : 750 × 350 mm, 500 × 350 mm, 350 × 350 mm.
Pour sa trentième édition, la programmation de Maison&Objet s'annonce une nouvelle fois particulièrement riche. Pour y voir un petit peu plus clair, Intramuros a sélectionné pour vous, quelques propositions à ne pas rater !
La nouvelle année est là, et avec elle son lot d’événements. Parmi eux, le Salon Maison&Objet, figure prépondérante de l'univers du design, revient du 15 au 19 janvier 2026 pour une trentième édition hivernale, avec cette année la thématique Past reveals future. Réparti entre le parc des expositions de Villepinte et Paris intra-muros avec le parcours Maison&Objet In The City, la manifestation réaffirme Paris comme capitale de tous les designs. Conçu comme une plateforme de connexions et de rencontres, le Salon réunit pendant cinq jours les secteurs de l’ameublement et de la décoration, du design collectible aux objets du quotidien. Cette nouvelle édition et ses temps forts seront autant d'occasions, de voir et revoir les grandes marques et les designers qui ponctuent l'actualité du secteur. Pour s’orienter dans ce carrefour culturel, la rédaction d’Intramuros a sélectionné un corpus à ne pas manquer. Talks, évènements, expositions… un programme dense, placé sous le signe de l’Art de Vivre et de l'art de faire.
What's new? In decor by Elizabeth Leriche - Une archéologie du futur
Elizabeth Leriche dévoile la scénographie de « What’s New? In Decor » autour du thème annuel Past Reveals Future. Inspirée par les architectures et arts décoratifs du passé, elle compose un parcours immersif mêlant références néo-classiques, grecques, romaines et Art Déco. Une archéologie contemporaine où savoir-faire, objets et mobilier dialoguent pour imaginer des intérieurs porteurs de sens, entre héritage rassurant et projection néo-futuriste. Un univers dans lequel se retrouveront un banc en travertin signé Stéphane Parmentier pour Giobagnara, des céramiques peintes à la main d’Onofrio Acone ou encore des amphores de Silver Sentimenti et Lisa Maiofiss.
What’s new? In hospitality by Rudy Guénaire - Décollage immédiat pour la suite 2046
Inspiré par le film In the Mood for Love du réalisateur chinois Wrong Kar-Wai, Rudy Guénaire présente Suite 2046. Implanté dans l’espace « What’s New? In Hospitality », ce lieu hors du temps, mêle références culturelles, esprit nomade et esthétique épurée des années 1920-1930. À travers le motif du hublot, son créateur a imaginé une hospitalité tournée vers l’horizon, essentielle et poétique, où le passé éclaire une vision libre et rêveuse du futur.
What’s new? In retail - François Delclaux explore le retail de demain entre retail et innovation
François Delclaux décrypte les nouveaux codes du retail à travers l’espace « What’s New? In Retail ». Face aux mutations des usages, il propose une scénographie manifeste où passé et futur s’hybrident célébrant le minimalisme par le biais de 4 grands âges intitulés Stone Age, Wood Age (matière végétale, bois), Metal Age et Tech Age. Un jeu entre les époques servi par des jeux de couleurs et la réinterprétation de vitrines d’expositions entre lesquelles seront exposées des objets d’exposants visibles sur le Salon.
Curatio : un design, un art de vivre en symbiose
Thomas Haarmann signe « CURATIO », une exposition au cœur du secteur Signature. Pensée comme une capsule minimaslite, elle réunit des créateurs internationaux parmi lesquels Lucas Zito, Senimo mais également les studios Zoé Wolker ou A.D.U. Des profils diversifiés mais dépositaires d’un artisanat contemporain sensible et exclusif. Dans une scénographie monochrome et intimiste, les oeuvres dialogueront librement entre fonction et expression artistique, le tout dans une symbiose composée par le designer allemand.
Les lauréats du Design Award China 2025-2026 seront dévoilés à Maison&Objet dans un panorama illustrant tout en contrastes, la créativité chinoise contemporaine...
Les talks à ne pas louper
Past reveals future : l’héritage comme souffle créatif
Jeudi 15 janvier 11:00 - 11:45 The Talks — Hall 3
Marianna Ladreyt - Artiste designer
Tim Leclabart - Designer & Rising Talent Awards France Maison&Objet
Desire Moheb-Zandi - Artiste Textile
Roman Szymczak - Co-fondateur Atelier Craft
Minh Ta - Co-fondateur Atelier Craft
Marie Farman - Journaliste
Comment le design mexicain contemporain puise dans son passé pour façonner un avenir meilleur
Jeudi 15 janvier 14:00 - 14:45 The Talks — Hall 3
Alessio Nardi - Fondateur et Directeur général A-nrd
À la croisée du design, de la sculpture et des arts décoratifs, Victoria Magniant développe une œuvre à l’esthétique épurée. Formée à Central Saint Martins, la créatrice sensible à la beauté intrinsèque des matériaux naturels, collabore aussi avec des artisans d’exception pour mêler au bois, le bronze et le verre soufflé. Une rencontre dont est issue sa première chauffeuse tapissée Ma. Révélée par AD100 en 2021, Victoria Magniant fait partie du Mobilier National depuis 2024.
À travers VW FACTORY, Victoria Wilmotte conçoit et fabrique à Paris l’ensemble de ses pièces auto-produites, du petit objet aux œuvres monumentales. Son travail développe un langage sculptural fondé sur des volumes précis, des textures affirmées et des couleurs audacieuses. Présenté à l’occasion de Maison&Objet In The City, le VW FACTORY Market proposera des vases, bougeoirs, suspensions, petit mobilier et éléments lumineux accessibles, ainsi que plusieurs créations inédites réalisées dans son atelier parisien.
Designer américain basé à Milan, Haydn Von Werp développe une pratique à la croisée de l’architecture, de la sculpture et de l’artisanat italien. Avec sa dernière collection, il explore l’essence des formes architecturales à travers le bois et la pierre, inspiré par les ruines antiques et une esthétique contemporaine aux lignes simples. Banc, daybed et bar cart composent un langage durable, fondé sur l’équilibre, la proportion et la géométrie. Un sens de la construction et de la composition, hérité de sa formation initiale en photographie.
Fondée par Laurence Bonnel, la galerie Scène Ouverte présentera l’exposition « Les Formes Enchaînées », qui réunira dix designers et artistes contemporains. L’exposition proposera un parcours reliant des œuvres de mobilier, céramique, textile et sculpture, réalisées avec des savoir-faire artisanaux et des démarches expérimentales. Les pièces exposées interrogeront les liens entre forme, matière et fonction, sur fond de pratiques traditionnelles et d’approches contemporaines. « Les Formes Enchaînées » proposera ainsi une mise en perspective collective de la diversité du design contemporain.
La galerie MCDE préserve et réinvente l’héritage de Pierre Chareau en éditant et fabriquant artisanalement ses meubles et luminaires. À l’occasion du parcours In The City 2026, elle présentera une sélection de pièces emblématiques, telles que des luminaires, un bureau ou encore une étagère du designer. En complément, la galerie dévoilera également une édition exclusive de l'applique La Corbeille en albâtre, fruit de son partenariat avec Hauvette & Madani, poursuivant une approche contemporaine de la lumière sur fond de patrimoine et d'innovation créative.
Theoreme Editions est une maison d’édition française spécialisée dans le mobilier et les objets de design contemporain. Elle collabore avec des designers dont Wendy Andreu, Adrien Messié ou encore Emmanuelle Simon, et des artisans européens afin de produire des pièces à partir de matériaux nobles. Les collections se caractérisent par des formes sculpturales, une approche minimaliste et une attention portée à la matière et à la couleur. Implantée au Palais Royal, la galerie présentera également des œuvres de peinture, de photographie et de sculpture, inscrivant son activité dans un dialogue entre design et art contemporain.
Réalisée en plâtre - parfois ciré - la collection « White Noise » semble sortie d’un monde souterrain. Évoquant une forme de vivant minéralisé, les pièces de Clémence Mars et Thomas Lelouch - respectivement issus de la scénographie et du cinéma d’animation - questionnent. Très sculpturales, leurs créations brouillent les codes habituels du mobilier par leurs formes douces et irrégulières ouvrant ainsi de nouvelles sensations.
Avec pour designer attitré Marc Held, la galerie Promitto présentera une édition exclusive en bois de l’Ottoman Culbuto en frêne brûlé créé en 1970. Fabriquée en France par des ateliers labellisés EPV, cette œuvre a été imaginée pour accompagner le corps dans ses mouvement. Une sensibilité naturelle que l’on retrouvera également dans la collaboration avec le chef Alain Passard, présentée temporairement dans la galerie. Une complémentarité étonnante proposant un nouvel écho au modernisme des pièces habituellement présentées.
Les designers Guillaume Garnier et Florent Linker présentent l’exposition « A Contre-Jour ». Au programme, une collection de lampes à poser, d’appliques et de suspensions en séries limitées. Réalisées dans un atelier de Kyoto, les pièces sont les druits du savoir-faire ancestral de l’étain martelé. Une technique qui capte la lumière et semble offrir une double source lumineuse. En complément, le studio dévoilera ses dernières créations, dont une collaboration avec le studio KO, et une sélection d’objets et mobilier.
À l’occasion de la sortie de Latitude, son designer Frédéric Sofia et KETTLER convient les professionnels du secteur de venir découvrir cette chaise et rencontrer les acteurs de sa conception. L'événement, qui se tiendra le mercredi 14 janvier de 18h30 à 21h30 au showroom Silvera Université, marquera l’entrée officielle de cette pièce sur le marché européen. De plus, pour les 100 premiers architectes et architectes d’intérieur présents au cocktail, un an d’abonnement à Intramuros leur sera offert sur présentation de leur carte professionnelle.
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