Allemand

For Milan Design Week 2026, RIMOWA and Lehni unveil a unique collaboration that brings the travel object into the home. Blending industrial precision with minimalist elegance, two limited-edition pieces redefine storage as a design statement.
Presented in Milan from April 21 to 24, the RIMOWA Lehni collaboration marks the meeting of two century-old houses united by a shared culture of materials. On one side, RIMOWA, whose aluminum suitcases have accompanied travelers for decades; on the other, Lehni, the Swiss benchmark for modernist furniture and modular systems. Together, they have designed a bench and a drawer unit to house carry-on luggage, creating two solutions tailored for the home. Crafted in black or silver anodized aluminum and handmade in Zurich, these pieces strike a precise balance between utility and display. The bench can hold up to two suitcases, showcased side-by-side in an open structure. The drawer unit offers more compact storage, featuring a stacked composition and a closed compartment for everyday items. In both cases, every detail matters. The shelves are lined with a custom-developed, matte, scratch-resistant felt—discreet yet essential—which protects surfaces while adding a touch of softness.

Two industrial legacies, one shared material
This collaboration is a natural continuation of both houses' trajectories. Founded in 1898, RIMOWA established itself as a leader in premium luggage by incorporating aviation-inspired aluminum as early as the 1920s—a material that has since become its signature. Now part of the LVMH group, the company continues to evolve its products through a blend of technical innovation and durability, as evidenced by the introduction of polycarbonate in the early 2000s and, more recently, its lifetime guarantee. Meanwhile, Lehni, founded in 1922 in Zurich, built its reputation on precise metalworking expertise, nurtured by collaborations with modernist icons and the development of iconic modular systems. By adapting its formal language to RIMOWA suitcases, the Swiss brand extends this tradition into a new context. The RIMOWA Lehni project serves as a convergence point for two industrial histories, where technical precision and durability remain the guiding principles.

To mark the opening of its new space on Rue de Seine, Pulp Galerie is presenting an exhibition dedicated to the radical German collective Pentagon Gruppe.
Five designers, one singular perspective: the radicality of the object. For the opening of its new showroom, Pulp Galerie, founded by Paul Ménacer-Poussin and Paul-Louis Betto, is showcasing the German collective Pentagon Gruppe until March 21. Comprising Gerd Arens, Wolfgang Laubersheimer, Reinhard Müller, Ralph Sommer, and Meyer Voggenreiter, the group champions the aesthetic of the unfinished. Founded in 1985 in Cologne at the height of the Cold War, Pentagon Gruppe was built on the belief that design could spark a revolution. At a time when the artist was largely overlooked and the synergy between industry and design was far from the Italian model, these creators went against the grain of their era. Disregarding the functionalism and formal sobriety inherited from the Bauhaus, the studio prioritized ideas over comfort. The object had to be a manifesto, and radicality was that manifesto. With massive, heavy pieces, visible scratches, and intentionally raw welds, the concepts conveyed were meant to be visible and inherent to the objects themselves. The structure commands attention, much like Wolfgang Laubersheimer’s Seerose sideboard, crafted from steel and raw lava stone.

A desire to push boundaries
While the collective remains unclassifiable—though objectively driven by a radicality where style dominates all else—the exhibited pieces hint at the concept of movement. This omnipresence is particularly evident in the Folding bed, which adopts Jean Prouvé’s compass structure, the Shelf Unit for Cheap Glasses on casters, and the Mai 68 magazine racks, which serve as clear material transpositions of the instability reigning in France at the time. These are all references to the industrial sector. Yet, this notion also takes on a more poetic form. From the miniature stream watering the plants on the imposing Amazonia table made of Ruhr stone, to the Voyage à Milan mobile pendant light featuring a circling train, movement reflects the studio’s total creative freedom, expressed through cold materials and rigid volumes. This approach came to an end after only a decade of activity, when an ambitious project for an itinerant, robotic artist’s café led Pentagon Gruppe to bankruptcy. It was a total and radical adventure in every sense, which Pulp Galerie invites you to discover through a selection of around twenty objects.
The exhibition Pentagon Gruppe: Silent Brutality is on view until March 21, 2026, at Pulp Galerie, 30 Rue de Seine, in the 6th arrondissement of Paris.


Avec la nouvelle BMW iX2 xDrive30, le constructeur allemand diversifie son offre par le biais d'une série de véhicules SAC (Sport Activity Coupé).
Version emblématique de la nouvelle série BMW iX2, le xDrive30 a été lancé sur le marché en mars 2024. Proposé avec une motorisation électrique puissante (0 à 100 km/h en 5,6 secondes) et une autonomie annoncée aux alentours de 430 kilomètres, le modèle sera également disponible en version thermique. Mais la particularité du véhicule réside dans sa forme. D'allure sportive, le modèle décline le segment inventé par le constructeur allemand en 2008 avec le X6 : le SAC (Sport Activity Coupé). Une gamme parallèle à celle des Sport Activity Vehicle compact de la marque dont est issue la X1. Au-delà du nom, c'est donc véritablement sur le design que BMW s'est appuyé pour aboutir sur une création à la fois typique dans ses usages et nouvelle dans son apparence.

Une allure extérieure plus sportive, mais sobre
Légèrement surdimensionnée par rapport à son prédécesseur, le iX2 xDrive30 dépasse légèrement les 4m55 de longueur et le mètre 84 de largeur. Mais c'est en hauteur qu'il s'est le plus agrandi pour atteindre 1m59. Un modèle légèrement plus imposant et à l'empattement accru, mais qui est compensé visuellement par son allure coupée. Une appellation en dépit de laquelle elle conserve ses cinq portes puisqu'elle ne symbolise qu'une coupe plus plongeante sur l'arrière. Une évocation qui s'est globalisée ces dernières années dans le monde de l'automobile et qui place l'esthétique sportive comme un axe prisé des segments haut de gamme.

Au-delà de cette descente de toit qui donne un certain élan au iX2 xDrive30 et lui confère son appellation, d'autres éléments viennent renforcer cet esthétisme. Plus marquées par un creusage important, les « hanches » de la voiture assez prégnantes viennent soutenir la ligne de toit brisée sur le dernier quart et affinée pour renforcer l'impression d'aérodynamisme. Comme une réponse aux hanches incurvées, un très léger aileron semble finaliser la vitre du coffre. Le volume vient ainsi casser, avec des feux très horizontaux, l'arrière propre aux SUV de la marque. Une zone sur laquelle on retrouve également, dans sa version thermique, les doubles sorties d'échappement caractéristiques des modèles M.

Côté lignes, BMW livre une réinterprétation de son image classique avec sa double calandre presque hexagonale, proposée avec une option d'éclairage de contour faisant un certain effet. Plus petite que sur plusieurs des modèles précédents, elle laisse plus de place aux optiques et s'intègre au centre d'une carrosserie découpée sur la partie basse. Un design qui offre une place plus importante au bas de caisse et renforce l'impression d'un véhicule haut. De profil, il n'est pas question de hauteur, mais de sobriété avec quatre lignes très légères qui viennent casser la linéarité verticale des flancs sans alourdir le design général. Imaginée pour la BMW X2, la teinte métallisée Fire Red vient compléter un éventail d'une quinzaine de coloris.

Un espace de conduite noble et tourné vers l'utilisateur
À l'intérieur du iX2, aucun doute, nous sommes bien chez BMW. Conçu comme un espace d'expérience à l'égard du conducteur, l'habitacle est tourné dans sa direction. A l'avant, un écran incurvé séparé en deux parties respectivement dédiées à la conduite – aussi projeté sur le par-brise en affichage tête haute - et aux attributs de confort, parcourt les deux tiers du tableau de bord. Pour ce qui est des commandes, le véhicule comprend seulement quelques boutons disposés sur l'imposant accoudoir flottant. En compensation de cet élément central relativement imposant, la marque propose à l'avant un renfoncement avec deux portes gobelets et un espace vertical de recharge à induction.

Autour, les matériaux sont nobles et tout en contraste avec une alliance de métal brossé et de verni noir black piano sur la partie basse. Sur les montants, un revêtement crème très classique cerne le toit en verre. Pour les assises disponibles en similicuir ou cuir Vernasca, des options de massage et un soutien lombaire réglable viennent accroître le confort des passagers. Sur la partie arrière, les sièges rabattables proposent quant à eux de multiplier par trois la taille du coffre en passant de 525 à 1400 litres.

En repensant son design tout en conservant l'âme de la marque, BMW signe ici un nouveau véhicule haut de gamme à la croisée du SUV compact, de la sportive et de la familiale.


Designer allemand fort d’une vingtaine d’années d’expérience, Stefan Leo s’est s’enrichi de savoir-faire et méthodes toujours plus techniques. Travaillant sur divers matériaux, les pièces du designer ont su séduire des maisons de luxe comme Dior et Louis Vuitton. Jusqu’au 28 avril, il présente la collection « Stefan Leo by Galerie 208 », en partenariat avec la Galerie 208.
« Mon but a toujours été de faire du design, mais surtout de créer quelque chose qui parte de l’ordinaire pour en faire quelque chose d’extraordinaire. » Avec son atelier basé à Berlin et composé de 12 artisans aux multiples savoir-faire, Stefan Leo peut se féliciter du chemin parcouru. Après des premiers pas en tant que photographe focalisé de la création à travers le monde, Stefan Leo a lui aussi voulu se lancer dans la conception d’objets. Pendant plusieurs années, il collabore avec des artisans partout dans le monde pour donner vie à ses idées. La naissance de sa fille le fera ensuite revenir en Allemagne, où il créera l’Atelier Stefan Leo, qui a la particularité de concentrer plusieurs savoir-faire, dans un même espace.
Un atelier multi-fonctionnel pour des artisans multi-qualifiés
Désireux de travailler sans limite, Stefan Leo voulait que son atelier soit le plus équipé possible et surtout que tous les artisans qui y travaillent soient capables de combiner les savoir-faire. Ainsi, au sein de son atelier, cohabitent une forgerie, un atelier de bronze, une menuiserie et un atelier de cuir. On y travaille également le verre et la céramique. « Nous avons tout à portée de main. C’est assez inhabituel mais ça fait partie intégrante de mon processus. On est habitués à ce qu’un atelier se focalise sur un matériau ou un savoir-faire en particulier, moi j’ai voulu tout combiner. » Tous les artisans de l’atelier ont été formés pour travailler sur tout type de matériau, une force de l’Atelier Stefan Leo. « Selon moi, ce sont les matériaux qui amènent le design. Les gens pensent que je suis un designer, mais je me vois plutôt comme un créateur. »


Exposition à la Galerie 208
Le travail de Stefan Leo sur la céramique et la pâte de verre a été découvert par la directrice de la Galerie 208, Patricia Chicheportiche, lors de la foire de design GURU en septembre dernier. Et rapidement, leur collaboration pour une collection a vue le jour. Les cinq pièces qui composent « Stefan Leo by Galerie 208 » sont ainsi le résultat de longues années de travail et d’expérimentation, pour un résultat coloré, pigmenté et tout en finesse.

