Milan

Passage obligé du Salone del Mobile, le SaloneSatellite était de retour pour sa 27e édition, révélant son lot de jeunes designers à suivre. Découvrez les coups de cœur Intramuros de l’édition 2026.
Sous la houlette de Marva Griffin Wilshire depuis sa création en 1998, le Salone Satellite, rendez-vous incontournable de la jeune garde du design à Milan, se dévoilait cette année sous le thème « Skilled Craftsmanship + Innovation ». Ils étaient plus de 700 designers, âgés de moins de 35 ans et venus de 39 pays, à avoir répondu à l’appel. Un panel de jeunes créateurs aux univers singuliers, venus défendre le design sous toutes ses formes, parmi lesquels la rédaction dévoile les huit talents qui ont retenu son attention.
JÜNGERKÜHN
Le studio berlinois JÜNGERKÜHN a été fondé en 2023 par les designers Konrad Jünger et Verena Kühn, rencontrés lors de leurs études en design produit. C’est durant cette période qu’ils développent un intérêt commun pour le numérique, la robotique et le comportement des matériaux analogiques, qui fera par ailleurs naître leur devise : « work in process ». JÜNGERKÜHN établit un lien « entre design industriel et artisanat numérique, avec une attention particulière portée aux matériaux ». Porté par le Digital Craft, le projet Soft Touch - système de sculpture sur mesure destiné au travail par soustraction sur céramique - présenté lors du SaloneSatellite, est très représentatif de leur démarche, qui allie outils numériques et matières. « Selon des facteurs tels que le degré de séchage ou l’épaisseur, le matériau réagit différemment. Le processus est défini, mais le résultat émerge de l’interaction entre la machine et le matériau. Cela reflète notre approche, qui consiste à concevoir des systèmes permettant une variation, plutôt qu’une reproduction à l’identique. » Un projet pour lequel le studio a par ailleurs été récompensé du troisième prix des Satellite Awards.

Liu Dong
Originaire de Pékin, en Chine, Liu Dong s’est formé à l’Université des arts de Berlin, dont il sort diplômé en 2019. Après des expériences dans différents studios de design, elle fonde son studio éponyme en 2025. Guidé par la créativité, il cherche avant tout à éviter la répétition : « Je ne recherche pas un contrôle absolu ; au contraire, j’accueille l’imprévu qui peut émerger. Je suis également attiré par une certaine forme de chaos. Mes projets embrassent l’imperfection et le hasard, tout en conservant un potentiel de production en série. » Inspiré d’un concept chinois contemporain qui dit « bien que façonné par l’homme, comme formé par la nature », il cherche à créer un équilibre entre machine, nature et intervention humaine. En témoigne la lampe TG-01, présentée au Salone, conçue comme une sorte de « lampe à récolter ». Celle-ci nécessite de l’utilisateur qu’il participe au processus de création, puisque ce dernier doit collecter des branches afin de créer une structure fonctionnelle à la lampe. « Il n’existe pas de configuration unique, ce qui rend chaque lampe singulière. Le processus favorise une reconnexion à la nature, où chaque branche devient un élément essentiel. »

Taran Neckelmann
Designer norvégienne-allemande basée à Bergen, en Norvège, Taran Neckelmann définit son univers comme étant marqué par l’exploration du temps et de la longévité. « Je pense que nous avons la responsabilité de créer des objets qui durent. Mais il n’existe pas de réponse simple à cette question, et je m’intéresse aux mécanismes et aux stratégies qui permettent une résonance esthétique sur le long terme. » Son travail, inscrit dans la tradition scandinave, propose des objets cohérents qui introduisent de la répétition, de la géométrie et des jeux de matérialité. Pour le projet de tabourets Cooper, Taran Neckelmann explore la manière dont les techniques ancestrales et les motifs culturels peuvent conférer à un objet une forme de familiarité narrative. « J’ai grandi sur la côte ouest de la Norvège, dans une ville avec une forte tradition maritime. La fabrication de tonneaux y occupe une place importante dans la culture matérielle. C’est un savoir-faire présent dans de nombreuses régions du monde, ce qui le rend universellement reconnaissable. » Un projet qui s’inspire de plusieurs techniques norvégiennes, telles que le « lagging », mais également de l’artisanat japonais du « kioke ».

Birk Manum Bjerkan
Intéressé par le dialogue entre design et artisanat comme par la manière dont les matériaux « pensent » et se comportant entre eux, Birk Manum Bjerkan dispense une approche basée sur la construction. « En fonction du médium, j’essaie de créer des objets dotés d’une logique claire et d’un caractère cohérent. » Une approche qui rappelle celle de Jean Prouvé, l’un de ses maîtres à penser. Formé à la NTNU, en Norvège, et à l'Académie des Beaux-Arts de Brera, à Milan, le designer a lancé son propre atelier spécialisé dans le mobilier et la décoration intérieure, en 2024. « Un prolongement logique du design de mobilier » pour celui qui pratique également la peinture comme une autre manière de comprendre et de percevoir les matériaux à leur juste valeur. « C’est cette réflexion sur la valeur des éléments qui m’a notamment amené à travailler un fauteuil en bois de bouleau lamellé. C’est une essence norvégienne généralement utilisée à des fins de chauffage alors même que ce matériau est très polyvalent et jouit d’une longue tradition d’utilisation dans les pays nordiques en raison de sa bonne résistance au cintrage. »

Masaya Kawamoto
« Je pense que ma singularité réside dans la manière dont j'applique les techniques de travail du métal. » Basée à Tokyo où elle a fondé son studio en 2024, Masaya Kawamoto explore le lien entre les héritages traditionnels et la technologie moderne. Un pont que la designer illustrait cette année en présentant une chaise entièrement réalisée en métal selon les plans d’une pièce historiquement réalisée en bois, ou encore la lampe Bicone « inspirée de détails issus de luminaires emblématiques du passé ». Deux pièces à travers lesquelles la créatrice dévoile son intérêt pour la transformation et la réinterprétation des classiques modernistes par le biais du métal. Un univers diversifié en écho au passé de la créatrice - issue de l’École supérieure d’art de l’université Nihon - qui a débuté sa carrière chez un grand fabricant de mobilier de bureau puis au sein d”un cabinet de design lui ayant permis de toucher aux univers des équipements publics et de l’électroménager. « Bien que ma formation soit en design industriel pour la production de masse, je m'engage également à explorer des expressions expérimentales. Je cherche à équilibrer avec une beauté qui doit leur permettre d’exister en tant qu’objets de collection. » Une complémentarité qui lui avait valu d’exposer sa série PF à Alcova l’année dernière.

Hojo Akira
« Je pars de la structure plutôt que de la forme. L'apparence n'est pas le but, mais le résultat de la fonction, de la logique et de la fabricabilité. Dans cette approche, je recherche une condition où tous les éléments s'articulent de manière cohérente, sans complexité inutile » explique Akira Hojo. Une approche que le designer, installé à Tokyo, estime influencée par son expérience initiale comme designer interne pour des meubles de série. « Pour moi, l'industrie n'est pas une contrainte, mais un point de départ. Je construis des structures basées sur des procédés de fabrication tels que l'extrusion et les systèmes modulaires, en intégrant la production dès les premières étapes de la conception. » C’est notamment cette réflexion sur le processus qui a amené le designer à s'intéresser à la maille souple. Un matériau à l’origine de la chaise modulaire. « L’idée est que la structure n’impose pas de forme d’assise, mais qu’elle s’adapte au corps de l’utilisateur. Et le tout avec une grande stabilité, mais l’utilisation d’un minimum d’éléments. » Une application qui illustre correctement le rapprochement entre concept et réalité tout en veillant à « ce que la production, la structure et l’utilisation demeurent alignées. »

PLASMA-f
Fondé par Alberto Smaldone, le studio PLASMA-f entend ramener l’attention sur les procédés pour mettre en lumière la durabilité qui en découle. Ici, « chaque projet commence par une étude spécifique d’un matériau ou d’une technique de construction, plutôt que par une intention formelle prédéfinie ». Une approche qui confère généralement aux pièces du studio une forte géométrie. « La simplicité est le résultat d’un processus de réduction. En supprimant le superflu, l’objet peut atteindre un état où sa structure, sa logique et sa présence apparaissent clairement. C’est une manière de rendre les choses plus lisibles. » Un travail créatif tout autant qu’expressif, porté sur la proportion et l’équilibre à l’image de la pièce emblématique du studio : MIRACH. Réalisée entièrement en chutes de marbres issus des résidus de production, celle-ci évoque un certain goût pour l’efficience structurelle. « La structure est simplement composée d’éléments en forme de L maintenus ensemble uniquement par des tiges filetées tendues, configurées en une poutre précontrainte assemblée sans aucune colle, comme dans un pont. »

Bryce Lim
À mi-chemin entre objets domestiques et objets de collection, les créations de Bryce Lim naissent dans un univers ni complètement étranger ni réellement familier. Diplômé d’une licence en design industriel (avec une spécialité innovation produit) à l'Université nationale de Singapour (NUS) en 2025, le designer s’intéresse « aux moments où la reconnaissance attire l’attention, mais où de subtils écarts commencent à déstabiliser la perception ». Un sentiment qui s’explique notamment par l’utilisation de matériaux inhabituels à l’image de la collection Squishy Vase réalisés en mousse de polyuréthane (PU). Une enveloppe étonnante, suggérant un certain poids et une certaine solidité pourtant déformable sous la pression. Façonnée à l’aide de moules imprimés en 3D, cette collection reflète l'intérêt du designer pour le potentiel expressif des matériaux et des procédés de fabrication, abordés à travers un prisme situé entre la production industrielle et l’artisanat. « Plutôt que de partir d’un résultat prédéfini, je laisse souvent le comportement des matériaux et des procédés guider mon travail. Et je pense que l’aspect futuriste que l’on peut voir dans mes objets ne vient pas de l’imagination de matériaux ou de formes entièrement nouveaux, mais d’une remise en question de ce qui existe déjà. »


During Milan Design Week 2026, Zanotta unveiled a bold ecosystem at its Via Durini flagship, bringing together vibrant new editions and pieces designed by Carlo Mollino, produced for the first time. It was a stylistic and temporal confrontation that felt perfectly at home with the Italian manufacturer.
In Milan, Zanotta presented a space entirely reimagined by the Calvi Brambilla studio, where a palette dominated by coffee tones engaged with geometric patterns, a nod to the historic Quaderna collection. It was a refreshed setting where color took center stage, whether in standout pieces introduced last year or new arrivals from long-standing collaborations. Among them is the partnership with Vincent Van Duysen, who expands the Fedrigo sofa system with new curved and asymmetrical modules, while also introducing the Campa dining line. Comprising a chair and a table, this range, defined by its fluid lines, is available in light or black-stained wood, paired with leather or smoked glass tops.

Meanwhile, Palomba Serafini Associati has evolved the Pianoalto sofa with more sinuous forms, while Monica Armani designed the Rond(e)vu loveseat—also available as an armchair—which sits alongside the Alfàrè tables. It is a classic formal approach, renewed by a concrete treatment that evokes the materiality of wood. Furthermore, the manufacturer’s ecosystem is enriched by new signatures, such as Brogliato Traverso, creators of the architectural Binata chair, and Studiopepe, behind the Slice Me Nice tables that play on the contrast between colored lines and metallic surfaces. This design is in tune with the times, complemented by the Low Bol tables designed by Zaven. The collection is rounded out by pieces from Pierre Charpin and a bed by Simone Bonanni, marking his first collaboration with Zanotta.

Radically modern (re)editions
At the heart of this 2026 presentation, Zanotta dedicated a central space to Carlo Mollino. Initially conceived for specific projects and later reinterpreted throughout his career, the works of this architect—renowned for his zoomorphic forms and sinuous lines—are now part of the Italian manufacturer's catalog. This initiative, supported by the Italian state and legally guided by Rositani Suckert, marks a significant milestone. Displayed throughout the showroom, these creations illustrate the multifaceted work of Carlo Mollino, a professor at the Politecnico di Torino and a major figure in 20th-century aesthetics. His vision is embodied in the debut presentation of the Tavolo Vertebra table, whose wooden structure, weighing about twelve kilos, supports a glass top of nearly 90 kilos.

Surrounding this signature piece, Zanotta brings together several iconic reissues, including the Fenis chair, the Arabesco coffee table, the Milo mirror, and the Gilda and Ardea armchairs. These pieces serve as testaments to the richness of a body of work preserved in Turin, consisting of thousands of drawings, archives, and photographs. Through this editorial work, Zanotta confirms its role as an interpreter and conduit of a modernity that remains ever-contemporary.

During Milan Design Week, Modulnova unveiled its manifesto project Artistry, where material becomes language and interior architecture becomes a sensory experience.
With its new Artistry project, Modulnova goes beyond furniture design to offer a holistic vision of the home. Far from being a simple collection, the project stands as a complete architectural reflection, where every element contributes to a cohesive composition. Fueled by technological research and a strong artistic sensibility, this approach reflects a desire to create continuous spaces that are deeply rooted in their environment.

A grammar of materials
At the heart of Artistry, material becomes the primary vehicle for expression, notably through the omnipresent Titanium Travertine, which structures the volumes. Around it, wood, metal, and glass engage in a dialogue: textures respond to one another while various matte, polished, or reflective finishes enrich perception and create visual continuity between spaces. This principle is confirmed by the Twenty Lab kitchen, with its monolithic stone blocks extended by suspended oak elements, playing on the tension between mass and lightness.

Space as a continuous system
Thanks to the Atelier system, Modulnova takes this logic of integration even further, as the woodwork transforms into an architectural tool capable of structuring space, concealing passageways, or orchestrating circulation. With great freedom of composition, surfaces become active, defining perspectives and modulating volumes. This approach is deployed throughout the home, from the kitchen to the living room and into the bathroom, where materials and forms extend without interruption.

Through Artistry, Modulnova offers a vision of design as a global language, where technical precision and aesthetic research converge toward a single ambition: to make the home a territory of experimentation that is both sensitive and coherent.

For its participation in Milan Design Week 2026, Kvadrat is unveiling two exhibitions this year: one paying tribute to designer Frans Dijkmeijer, and the second dedicated to the new Twisted Flowers collection, reimagined by Giulio Ridolfo. It is an opportunity for the latter—regularly hailed as a master of color—to discuss his work and his approach.
A key figure in the world of textile design, Giulio Ridolfo has been collaborating with Kvadrat since 2007. Coming from the fashion world, the man who now dresses furniture is the creative force behind several of the Danish brand’s bestsellers, including Canvas 2, Remix, Steelcut, and Zulu. With an approach rooted in color but deeply connected to the technical dimensions of yarn, the designer develops a vibrant, lively, and resolutely contemporary language where innovation takes center stage. His creative process is often described as a blend of intuition, anthropology, and a form of self-taught botany. It was precisely this floral inspiration that led him to explore an archive by Frans Dijkmeijer, which he has reimagined and expanded into 21 colorways. Giulio Ridolfo discusses this technical and stylistic endeavor on the occasion of the "In Rainbows" exhibition. To discover the collection as staged by architect Lorenzo Bini, visit the Kvadrat showroom in Milan at Corso Monforte 15.

For Milan Design Week, Kvadrat is presenting the "In Rainbows" exhibition, where visitors can discover the Twisted Flowers collection. What is it all about?
Twisted Flowers is a story of composition between my work and that of Frans Dijkmeijer. This collection is a revival of a weave by the designer—who passed away in 2011—which we have reimagined with a real focus on the tactile and visual experience. As is often the case, and it was a shared passion with Frans, I worked with color by drawing inspiration from flowers. We collaborated with a company to select seasonal plants—not exotic ones, but those linked to our environment. For example, you can find the red of the Fritillaria imperialis, the blue of the Ceanothus thyrsiflorus, and the yellow of the Gossypium, which together almost form a bouquet. I sought to translate the very experience of picking flowers into color, by observing them closely and immersing myself in floral paintings like The Dream by Odilon Redon, which I saw in Bern years ago. I was struck by a sense of suspension. It wasn’t exactly dreamlike, but suspended, with undefined colors and a meditative figure. Of course, what we have done is not a literal translation; the blue is not simply blue, and the red is not just red. It’s not like using a Pantone swatch book, which I don’t like at all. Instead, we selected colors capable of creating a kind of interference, a beautiful vibration, a pixelation of the object’s skin.
And you are presenting this in a unique setting…
Absolutely. The showroom area is usually reserved for sales, but not here. At first, I thought about hiring a florist, but I ultimately preferred to work with the structure itself, thanks to Milanese architect Lorenzo Bini. The idea was to invade the space and transform it with a more whimsical, almost magical effect. I didn’t want a clean, minimal space; I wanted to create a pleasant passage where people can linger and appreciate the quality of the colors. In this "hut," there is also furniture—ranging from standard contemporary Danish and Italian designs to pieces by great names like Carlo Scarpa, Cecilie Manz, Finn Juhl, and Jean Nouvel. And since I am very drawn to music, I collaborated with a music programmer in Milan. We have planned four performances based on vibration, intuition, and phasing, which is a technique used by Steve Reich. In fact, this installation is almost a manifesto.

You previously mentioned the work of Frans Dijkmeijer, to whom Kvadrat is dedicating a biographical exhibition at the Triennale. What was your relationship with him like?
The relationship with Frans began with great mutual respect. He thought in black and white to reveal the flaws and beauty of construction, while I worked freely with color. That was the starting point of our relationship. I originally come from the fashion industry, where I was used to handling textiles for dresses, and for the past fifteen years, I have been working on furniture pieces. I gradually became a colorist through long practice in selecting shades, textiles, and materials for companies in the furniture sector. In a way, my primary occupation was to help a project be seen, from the prototype to the industrial solution, which is what I did with Vitra and Moroso, where I started. When I was offered the chance to work with the brand, I knew textile design, but I didn’t want to become a textile designer. However, I was happy to intervene on color, provided I could establish a dialogue with the creator—and as it happens, that creator was Frans Dijkmeijer. One of my first exercises alongside him was to color a fabric with a very pronounced grain, a pinpoint which looks like grains of rice. That is how Steelcut was born; its name comes from "Cut Steel," a Victorian-era technique where iron was cut into diamond shapes to mimic the sparkle of precious stones. It was a foundational project that defined my position.
You are a colorist, but your perspective on textiles is also deeply technical, particularly regarding three-thread weaving, isn't it?
The idea that I work with three threads has become famous, but in reality, I can work with five, six, or just one. It all depends on the situation. I am very drawn to the gouache work of 20th-century artists like Paul Klee, or to a certain musicality, like that of Sibelius. For me, the complexity of a construction adds an extra quality to the color. I once saw Frans use one white thread with two black ones to reveal potential errors in the weave and understand the disruptive element. It was an artisanal way of enriching his creations. But at the same time, working with Kvadrat taught me great rigor. Their textiles must last, be reproducible, and the approach is almost scientific. You cannot have uncontrolled variations. In this context, the idea of working with three colors was born as an intuition. I wanted to understand what vibration might emerge by adding a third thread. When we developed Steelcut Trio, the results were astonishing because there was an iridescent effect, like in silk or taffeta, but with an essential difference. Where taffeta has two sides, this has three. It creates depth, a relationship between light and shadow, a kind of perspective. We continued this research, drawing inspiration from different textiles, until we created a thread composed of three distinct colors. Each thread itself became a complex blend. Two threads constructed this way give an impression of infinity where the color is never fixed. It is this technical expertise that gave rise to Remix, and which we continue to develop today.

The vibration of colors, the notion of instability, of movement… there is a living quality that almost brings to mind fashion, isn't there?
Movement is inherent to fashion because textiles are on bodies and they move. You have a kind of third dimension that must be taken into account. When I work with a textile for furniture, it is more sculptural. You can walk around it. And then, furniture has the particularity of being able to be equipped with accessories or additions that can modify impressions and feelings. Fabric is one of them. With certain fibers like those from Kvadrat, the structure must be robust, but the fabric can give another impression, of lightness for example. That is specific to furniture.
From that point of view, do you consider textile to be a kind of filter?
If you are referring to semiology like Roland Barthes, then yes, it is a filter. But in reality, it is not. Fabric is the first thing you touch; it is the skin of an object. And in that sense, it is very sensual, because when you see a piece of furniture, you touch it first, then you say "what a beautiful sofa," "what a beautiful object"... It is, let's say, in synchrony with the form of the object. The filter comes into play when you filter information, when you start considering whether it is the right textile, the right sofa for a given use, or the right color... at least, that is how it seems to me. But I am a colorist, and being a colorist means starting with the thread, not the final coloring.


Dans le cadre de l'exposition « Bicyclette : Un autre tour entre la France et l'Italie » visible jusqu’au 8 décembre à Milan, deux vélos nés de la collaboration entre la marque française Décathlon et l'école Suisse ECAL, sont présentés. L'occasion de poser 5 questions à Tristan Care, designer en charge du projet.
De l'objet de loisir occasionnel au moyen de transport quotidien, en passant par le sport, le vélo est aujourd'hui et plus que jamais un phénomène social. Cargo, de route, électrique, d'intérieur, tout terrain, handisport, et même pliant, ses déclinaisons l'ont rendu accessible à presque toute la population. Originaire de France et très vite répandu en Italie, le deux-roues musculaire est mis à l'honneur dans une exposition milanaise nommée « Bicyclette : Un autre tour entre la France et l'Italie. » Deux après « Bicyclette(s), faire des vélos » présenté à la Cité du design de Saint-Etienne, Nodesign et Matteo Ragni ont souhaité proposer un aperçu de sa diversité stylistique. Réunis à Milan jusqu'au 8 décembre, 70 vélos rapprochent les racines historiques de cet objet devenu incontournable, et ses innovations techniques. Parmi ceux mis en avant, GALVA et E-VENTURE, tous deux issus du projet de conception « Sortir du cadre » mené par des étudiants de l'ECAL aux côtés de Décathlon. Une collaboration menée par Tristan Care, design leader des vélos trekking de la marque, et initiée sur fond d'éco-conception. Une thématique qui trouve ici toute sa place. « La bicyclette a toujours été au centre des préoccupations des inventeurs et des visionnaires. » note Mario Ragni. Raison de plus pour inscrire dans l'histoire de cet objet, la création de demain.

Pouvez-vous nous expliquer ce choix de travailler avec l'ECAL pour ce projet, « Sortir du cadre » ?
C'est une initiative qui a été lancée par l'équipe de vélo trekking dans la perspective de notre prochaine gamme qui sortira à la fin du mois de février 2025. Il y avait cette volonté de nous ouvrir à d'autres ressources et d'avoir une vision neuve notamment sur la thématique de l'éco-conception. C'est une école que Décathlon avait identifiée comme intéressante en raison de sa réputation d'une part, et de la capacité des étudiants à proposer des concepts forts d'autre part. C'était là le sens du projet, ne pas rester cantonner à ce qui est classiquement fait, mais comme l'indique le nom du projet : sortir du cadre ! Et puis, étant moi-même diplômé de l'ECAL, il y avait également un petit affect...
Comment avez-vous travaillé avec les étudiants sur la thématique du vélo dont ils ne maîtrisaient pas nécessairement les codes ?
Les vélos sont effectivement des produits très techniques et complexes qui intègrent de nombreuses pièces. Nous avons donc mené une phase d'introduction et d'accompagnement les premiers jours puis de manière plus occasionnelle au cours des six mois de projet. Nous nous sommes assez rapidement mis en retrait. Comme nous attendions des idées fortes, nous voulions rester neutres. Nous gardions seulement un regard distant sur les projets pour les aider en cas de besoin, et nous assurer que les idées restaient réalistes. Nous voulions éviter des propositions trop candides comme le bois par exemple qui n'est pas toujours la meilleure solution.
Parmi les choses particulièrement intéressantes à observer, il y avait la pluralité des projets. Dans cette classe, il y avait 10 nationalités différentes et les sensibilités étaient de fait très variées. La preuve que le vélo devait être réinterprété assez librement pour être diversifié.
Le thème de l’éco-conception était au cœur de ces réinterprétations. Comment cela s'est-il traduit ?
Avant tout, nous voulions éviter que les étudiants questionnent l'usage. Le but était de travailler uniquement la cible, à savoir, le vélo. Pour cela, nous leur avons mis à disposition nos ressources d'évaluation des émissions de CO2 en fonction des matériaux, et nous avons fait intervenir des techniciens pendant deux jours. Le but était de les épauler sur les questions de conception et de fonctionnalité. Sur les sept projets présentés numériquement, deux ont gagné et les créateurs sont venus au Btwin village de Lille pour fabriquer leurs prototypes avec nos équipes. Une autre manière de se confronter aux contraintes de l'éco-conception.

En quoi les deux concept-bikes sélectionnés étaient-ils novateurs ?
Chacun à leur manière, ces deux modèles questionnaient le process de fabrication. Le premier, GALVA, réalisé par Justus Hilfenhaus et Jiahao Huang, questionnait la matière en remplaçant l'aluminium habituel par de l'acier, un métal beaucoup plus lourd, mais bien moins polluant. L'allure très squelettique du cadre et la place centrale de la batterie dans une coque galvanisée nous ont plu. Il y avait un côté très technique et sans superflu intéressant. Tout comme la volonté de galvaniser le métal, un procédé plus polluant, mais qui sur le long-terme est extrêmement résistant.
Pour E-VENTURE imaginé par Gabriella Duck Garnham, Aurelia Pleyer et Yichen Wu, nous avons aimé l'idée de supprimer tout le superflu notamment plastique en le remplaçant par des pochettes flexibles et légères en textile. Il y avait également un aspect de valorisation puisque les tissus provenaient de chutes de produits Décathlon.
Ces projets dessinent de nouvelles pistes de questionnements. Seront-ils source d'inspiration ?
Certains prototypes confirment plus ou moins certaines de nos pistes de réflexions. Dans nos équipes, chaque personne a vu dans ces concept-bikes des parallèles avec sa propre spécialité. Néanmoins, notre collaboration n'avait pas pour but de produire des vélos à commercialiser tels quels. Nous changerions beaucoup de choses en interne, car ce projet restait exploratoire. À titre de comparaison, nous travaillons actuellement sur des vélos dont la sortie est prévue courant 2028. Il faut donc avoir un coup d'avance et c'était aussi pour ça que c'était intéressant de collaborer avec l'ECAL, afin de connaître leurs visions. C'est d'ailleurs ce qui a orienté les choix du GALVA et de l'E-VENTURE. Nous ne cherchions pas forcément les vélos les plus réalistes, mais plutôt ceux qui soulevaient des questions pour montrer que l'on peut aller plus loin dans nos réflexions.


Récemment restructuré, le restaurant milanais Contraste allie le contemporain et l'historique. Un savoureux mélange souligné par du mobilier Pedrali signé Patrick Jouin.
Édifice historique de Milan bâti au XIXe siècle, le restaurant Contraste rouvre ses portes après avoir été entièrement restructuré par Debonademeo Studio. Un projet qui avait pour but de relier l'âme historique du lieu à un style plus contemporain. Pour parvenir à ce résultat, des restaurateurs et un comité technique ont été mis en place pour remettre en lumière les éléments architecturaux d'époque et restaurer les stucs et les fresques presque deux fois centenaires. C'est dans cet entresol chargé d'Histoire que les fauteuils Ester de Patrick Jouin et les tables en Inox sont venus prendre place.

Une architecture aux choix colorés prégnants
À l'intérieur, l'heure est à la théâtralité. Initialement composé d'un seul espace particulièrement vaste, le grand hall a été divisé en quatre parties colorées. Chacune d'elles étant séparées par de lourds drapés jaune, rouges ou bleus permettant de cloisonner sans réellement séparer les espaces. Une manière astucieuse de conjuguer l'intime et le spectacle. Au sol, l'application de revêtements en vinyle rétro accompagné de terrazzo rose, bleu, gris et anthracite renforce l'aspect intimiste des alcôves témoigne d'un véritable parti pris esthétique. C'est dans cette dualité très forte entre les plafonds richement décorés et les couleurs plus pop du reste, qu'un dynamisme est né. Un mélange des styles à l'image du restaurant fondé en 2015 par le chef uruguayen Matias Perdomo, le sous-chef argentin Simon Press et le maître italien Thomas Piras.

Un mobilier discret pour accompagner l'espace
C'est dans ce joyeux mélange de style que le mobilier de Patrick Jouin s'est imposé. D'une part les fauteuils Ester en cuir et aluminium, dont la teinte neutre et les lignes douces viennent asseoir un peu de sérénité à la dégustation. D'autre part, les tables Inox dont la silhouette toute en finesse et en discrétion vient s'intégrer au décor. Avec une finition laiton antique, elle rappelle élégamment la dorure des plafonds sans en faire trop. À noter également la création d'une alternative orange fluorescente en finition Fenix, présente dans le salon bleu Klein, un espace de détente isolé.
Grâce à ces choix, la marque italienne Pedrali propose ici un binôme à l'esthétisme simple qui ne détourne pas l'attention, laissant les sens jouer avec le cadre architectural et gustatif.


La luxueuse marque d'Horlogerie Audemars Piguet s'expose jusqu'au 16 juin dans l'enceinte de l'hôtel Portrait Milano. L'occasion de (re)découvrir ses valeurs et ses modèles emblématiques.
Après l'inauguration de la nouvelle AP House de Milan début mars, Audemars Piguet repose ses valises dans la ville italienne. Pendant deux semaines, l'horloger suisse se dévoile dans « Shaping Materials », une exposition imaginée pour valoriser son esprit d'innovation. Installée au sein de l'hôtel Portrait Milano, la marque fait un pont entre son identité propre et celle du lieu qui a successivement accueillit successivement une librairie, une imprimerie, un hôpital ou encore une école. Un monument chargé d’histoire, aujourd'hui transformé en hôtel de luxe grâce à la réhabilitation des architectes Michele de Lucchi et Michele Bönan en 2022.

Une architecture d'or, et déjà marquante
C'est en plein cœur de la cour carré l'ancien séminaire archiépiscopal de style baroque, qu'Audemars Piguet a décidé de monter son pavillon. Entièrement dorée, chaque face du bloc reflète les colonnades de l'architecture environnante. Un dialogue visuel qui annonce dès l'arrivée du visiteur, la volonté de lier cette ville culturelle à la culture de la marque. Pour Ilaria Resta, directrice générale de la société suisse, « l’exploration des matériaux et des formes fait écho à la ville de Milan, qui représente un centre d’Histoire, de créativité et de design ». Une architecture éphémère qui fait cohabiter les époques et mélange les styles.

Une exposition 3.0 pour lier le passé et l'avenir
Si l'extérieur est historique et ordonné, l'intérieur est quant à lui, numérique et déstructuré. En alliant du contenu interactif avec une scénographie aux partis pris très forts et divers, Audemars Piguet souhaite avant tout matérialiser son esprit et son image. Répartie en cinq espaces, l'exposition propose aux initiés comme aux novices, une déambulation dans un monde tantôt sucré et feutré, tantôt underground et ultra-contemporain. En alternant entre la délicatesse des courbes et l'angularité des lignes, la maison suisse traduit son goût pour l'innovation et la variété de ses recherches intersectorielles. Le parcours, qui propose de découvrir le monde de l'horlogerie, aborde la taille des pierres, les technologies de miniaturisation ou encore les recherches de packaging, sous un angle ludique. Aux écrans omniprésents tout au long de l'exposition, s'ajoutent également de nombreux modèles de la marque. Une manière de montrer l'évolution du métier, et celle du design depuis 1875.


Du 15 au 21 avril, à l’occasion de la Design Week de Milan, le collectif territorial 5VIE propose une série d’expositions et d’événements à découvrir tout au long de la semaine. Voici un premier aperçu du programme.
Pour sa 11e édition, 5VIE Design Week est de retour avec un nouveau thème principal : Unlimited Design Orchestra. Pensé en lien avec le thème Design for Good, également important à 5VIE, cette thématique a été imaginée afin de faire écho à un design qui fonctionne comme un outil permettant de favoriser la création de liens humains tournés vers le partage, avec une volonté de les faire durer dans le temps, comme pour les membres d’un orchestre.
Un riche programme d’expositions
Pour cette nouvelle édition, 5VIE produira une série de 8 expositions qui seront à découvrir au sein de son district. Au programme : le projet « Indian Tiny Mega Store », de Gunjan Gupta, sous la curation de MC Didero ; le projet « Salvage », de Jay Sae Jung Oh ; « Shadows & Poems » d’Eliurpi, curatée par Mr.Lawrence ; et « Prendete e Mangiate », mené par Linda Zanolla. Des présentations de Kostas Lambridis, d’Anna Carnick et de Sara Ricciardi sont également attendues.

De nombreux invités
En plus de ces productions exclusives, de nombreuses marques, artistes et designers prendront place au sein de showrooms et d’espaces dédiés. De fait, parmi les participants de cette édition, nous pouvons d’ores et déjà citer la présence de Luce di Carrara, du Mobilier national, d’AM.PM, d’Artemest, de Fornace Brioni, qui présentera un projet signé Cristina Celestino, de Maugoust & Chénais et Galerie B, de Giopato & Coombes et de Volker Haug Studio. Le rendez-vous est pris !

Le nouveau modèle Ypsilon de la marque Lancia a été dévoilé le 16 février à Milan. Réalisé en partenariat avec Cassina, l'intérieur du véhicule est un hommage raffiné à la marque automobile.
Fruit d'une collaboration entre les deux grandes marques de design italien que sont Lancia et Cassina, la nouvelle Ypsilon allie astucieusement l'élégance d'un design sobre et le raffinement digne des grandes maisons. Avec sa motorisation électrique permettant 403 kilomètres d'autonomie et ses dimensions légèrement plus imposantes que les précédents modèles, ce véhicule s'inscrit dans les tendances actuelles. Dévoilée le 16 février et commercialisée en Italie à partir du mois de mai, elle fera son apparition en France dans le courant de l'année pour 39 500€.

Lancia réinvente son essence visuelle
Habituée aux formes arrondies, la marque propose cette fois-ci un modèle bleu et noir aux lignes plus tendues. La calandre, élément identitaire de la marque a été enlevée et remplacée par trois fines lignes led qui structure l'allure frontale de la voiture. Autre changement, l'écusson Lancia disparaît lui aussi au profit d'un lettrage argenté, perforé sur l'avant du capot. En opposition à l'avant relativement plat, l'arrière du véhicule est quant à lui marqué par une superposition de volumes anguleux au sein desquels se logent deux feux ronds repris au modèle sportif Stratos. Bâtie sur une plateforme Stellantis (utilisée également pour L'Opel Corsa ou la Peugeot 208), Ypsilon entre dans la lignée des compacts « premium ».

Un petit habitacle connecté et haut de gamme
Conçu pour accueillir quatre passagers et de petits bagages (le coffre oscille entre 310 et 340 litres.), l'intérieur est surtout le résultat d'une conception main dans la main avec Cassina. Ultra-connectée, elle cumule les allusions à l'histoire et à l'identité du constructeur. Hommage aux savoir-faire italiens, Yspilon est le premier modèle de la marque à proposer une petite « table » intérieure. Ce « tavolino » en cuir bleu cousu à la main, prend place à l'avant de l'habitacle et intègre notamment une base de recharge par induction. Également réalisés par Cassina, les sièges en velours bleu ont été réalisés dans une trame « cannelloni ». Une référence au tissu utilisé par Lancia sur ses premiers véhicules. Pour Luca Napolitano, PDG de la marque Lancia, « LANCIA YPSILON EDIZIONE LIMITATA CASSINA représente l’expression ultime du confort et du design à bord [...]. Ce résultat a également été possible grâce à la collaboration de Cassina qui, avec notre Centro Stile de Turin, a conçu une véritable pièce à vivre, inspirée de l’esprit accueillant des maisons italiennes ».

Pensée comme complémentaire à l'esthétisme des matériaux, les technologies sont également omniprésentes dans l'habitacle. Outre le large écran de contrôle, Yspilon est équipé de l'Apple CarPlay et l'Android Auto, mais également d'un assistant vocal. Un outil qui permet à l'utilisateur d'optimiser l'espace par le biais du système S.A.L.A, acronyme de Sound, Air, Light and Augmentation, également réglable par l'écran. Une conception à la fois technologique et esthétique qui rend hommage aux routes déjà tracées par le design automobile italien.


Pour sa 11e édition, le salon Satellite qui se tenait cette année au fond du hall 1 et 3 du Parc des Expositions de Rho à Milan, a désigné les trois lauréats de son concours et a choisi de récompenser des projets pour leur côté durable, communicant, interactif et ludique tout en veillant à leur côté essentiel pour la vie des adultes et des enfants dans le futur.
Le premier prix a été décerné au designer nigérian Lani Adeoye pour son projet de canne RemX, un exemple d’artisanat contemporain qui répond parfaitement à la thématique du concours 2022 : Designer pour nos proches dans le futur.

Le second prix revient au Studio Gilles Werbrouck, présent sur le stand Belgium is design pour sa série de lampes, projection de plâtre blanc sur des crochets en plastique noir de récupération qui associe encore une fois artisanat et design. Le troisième prix a été attribué au designer serbe Djurdja Garcevic, présent sur le stand des Young Balkan Designers pour son projet de mobilier urbain Meenghe.


Une mention spéciale a été attribuée au finlandais Rasnus Palmgren pour son Ease Chair et aux designers allemands de l’Atelier Ferraro pour sa chaise 1,5 Celsius qui répond parfaitement aux besoins des petits espaces.



Intramuros a particulièrement apprécié le travail du designer espagnol Mario Martinez et son attachement à travailler le bois, l’acier et le papier dans des formes classiques de chaise, tabouret et table d’appoint.

En exclusivité pour la Design Week de Milan du 7 au 12 juin, l’éditeur de meubles de bureau Unifor et l’agence d’architecture OMA présentent le fruit de leur collaboration : la collection Principles.
Fondée en 1969, l’entreprise Unifor, fait partie du groupe industriel italien Molteni Group. Unifor développe des systèmes d’ameublement qui visent à proposer des systèmes d’amélioration du lieu de travail, en collaboration étroite avec les architectes et designers avec lesquels elle collabore sur ses différents projets. Des échanges constants qui permettent ainsi d’imaginer et concevoir des produits qui répondent à des besoins précis. Ainsi, leur collaboration avec l’agence d’architecture OMA, fondée en 1975, est dans la lignée de cette volonté de dialogue et d’interprétations de problématiques données concernant l’ameublement et aménagements d’espaces de travail.

Principles, collection multipliable et modulable
La collection Principles à été créée avec une volonté de proposer un mobilier qui pourrait être utilisé par tout le monde et à tout moment, en prenant en compte le flux d’opérations et de communications requises par le lieu de travail contemporain. Composée de plus d’une centaine d’éléments, les pièces de la collection sont disponibles en plusieurs tailles allant du S au XL, avec une multiplicité de configurations possibles selon les aménagements souhaités. Qu’il s’agisse de cloisons de séparations, de canapés ou de bureaux, tous les éléments de la collection ont tous été pensés de manière à avoir plusieurs utilités. L’idée étant de pouvoir offrir des espaces de travail personnalisés et modulables en fonction des besoins spécifiques des utilisateurs. Chaque espace dévoile ainsi sa propre identité, différenciée par les formes et les couleurs offertes par les produits de la collection.


Une exposition au sein du futur showroom d’Uniform à Milan
Et pour présenter cette nouvelle collection, c’est dans un espace qui deviendra prochainement le showroom permanent d’Uniform, Viale Pasubio, que le rendez-vous a été donné pour venir découvrir les pièces de cette collaboration.


Invité par la Galleria Crédit Agricole – Refettorio delle Stelline à présenter ses dernières créations, le designer et créateur Pierre Gonalons a répondu positivement à l’appel. L’exposition « Il Paradiso », organisée du 7 au 19 juin, mettra en scène une sélection de pièces de mobiliers, tapis, luminaires, objets ou encore moquettes.
C’est au sein de l’ancien monastère Delle Stelline, dans la Galleria Crédit Agricole – Refettorio delle Stelline, située en plein coeur de Milan, que Pierre Gonalons a posé ses marques pour présenter ses dernières créations et collaborations. Le designer et architecte d’intérieur, créateur de son studio à 23 ans, est connu pour avoir collaboré avec de prestigieuses maisons telles que Lalique, Chloé, Pierre Frey, Nina Ricci, Pernod, Weston… en plus d’auto-éditer en parallèle et en éditions limitées, pour des galeries internationales. À Milan, il présente « Il Paradiso », une exposition d’une cinquantaine de pièces qui invite le visiteur à pénétrer dans son univers poétique et contemporain. « Il Paradiso joue sur les mots. La fondation se situe dans le monastère Delle Stelline construit au 17e siècle, ce pourrait être le nom d’un night-club milanais des années 70 et c’est le cadre idéal pour exposer le travail de plusieurs années de création. »

Une exposition de douze collaborations
Pour la Milan Design Week et son exposition « Il Paradiso », le designer Pierre Gonalons présentera les créations issues douze collaborations :
- Paradisoterrestre : Sont présentés les canapés All Around et See Through dessinés en 2018 et 2019 pour la maison italienne.
- Pinton : Les pièces de la collection « Attraction » (tapisserie d’art, tapis, moquettes et tissus), ont été dessinées en 2022 et sont dévoilées dans leur intégralité lors de l’exposition.
- Métaphores : Exposition des voilages métallisés Fever et Bengale de la maison d’éditeur et tisseur d’étoffes d’ameublement Métaphores, société soeur d’Hermès. Des matières qui envahissent l’espace pour nous plonger dans une atmosphère de club disco.


- UP&UP : Exposition de la collection « Excelsior » qui comprend table, table basse, lavabo et lampe et qui a été dessinée en 2022 pour la maison d’édition d’objets en marbre.
- Carrésol : Dessiné et édité en 2022, le parquet Médaillon sera présenté en version chêne blanchi et travertin parmi une collection qui compte 5 finitions et 5 marbres différents.

- Duvivier Canapés : Mise en scène des canapés en cuir de la collection « Serge » dessinée en 2021 par Pierre Gonalons.
- Minéral Expertise : présentation des tables basses Smash en marbres bicolores dessinées en 2020 pour cette entreprise spécialiste du marbre et de la pierre.


- Masiero : Les luminaires de la collection « Horo » ont été dessinés en 2019. Des pièces qui ont par ailleurs été montées entièrement à la maison afin de permettre une qualité de finition exceptionnelle.
- Courant Sauvage : Présentation des parasols fabriqués artisanalement dans le pays basque. Pour l’occasion, ils seront recouverts des tissus Fascination et Séduction, dessinés par le designer Gonalons pour la maison Pinton.
- Manufacture des Emaux de Longwy : exposition du vase Chou dessiné en 2020.

- Maison Drucker : exposition de la chaise en osier Sacré-Cœur dessinée en 2021.
- Galerie Pierre Gonalons : un des modèles iconiques du créateur, le canapé San Primo, sera présenté au coeur de l’exposition, recouvert en tissus Métaphores.
Exposition « Il Paradiso » de Pierre Gonalons
Galleria Crédit Agricole – Refettorio delle Stelline
Corso Magenta 59, Milano
Du 7 au 19 juin 2022