École des Arts décoratifs : vers une école des transitions ?
Atelier de l'École des Arts Décoratifs © Béryl Libault de la Chevasnerie

École des Arts décoratifs : vers une école des transitions ?

Pour son directeur Emmanuel Tibloux, l’École des Arts décoratifs doit affirmer sa mission d’école des transitions et des concepteurs de nos environnements de vie. Un objectif qui passe par la mise au cœur du projet pédagogique du principe de transition et par la plus grande transversalité de l’enseignement des disciplines au sein de l’établissement.  

Emmanuel Tibloux vient d'être renouvelé à la direction de l'Ecole des Arts décoratifs.
© Béryl Libault

Lors de l’entretien qu’il nous avait accordé au printemps dernier (Intramuros 208), Emmanuel Tibloux, directeur de l’École des Arts décoratifs, avait évoqué les grandes lignes du repositionnement clair de l’institution qu’il dirige en matière de transition écologique. Il y évoquait également le lancement d’un programme de post-master consacré au design en milieu rural.
À l’occasion d’une rencontre organisée avec la presse dans l’enceinte du prestigieux établissement de la rue d’Ulm, celui dont le mandat vient être renouvelé pour trois nouvelles années a approfondi les objectifs qu’il entendait porter autour de ce principe de transition, en appuyant notamment l’idée d’une École nationale supérieure des arts décoratifs mieux campée sur sa mission d’école des transitions et des concepteurs de nos milieux de vie.

Atelier ennoblissement textile de l'École des Arts Décoratifs © Béryl Libault de la Chevasnerie

En imaginant l’évolution de « l’école à 360° » qu’il chapeaute, Emmanuel Tibloux rappelle qu’outre l’importance des formations pratiques et théoriques, l’Ecole des Arts décoratifs accorde aussi plus spécifiquement une large place à la formation technique.

La transition écologique, territoriale et sociale au cœur du projet de l’École des Arts décoratifs

Le principe de transition est en effet au cœur du projet de l’école. Emmanuel Tibloux rappelle à ce propos le plan d’action imaginé en ce qui concerne la transition écologique, pensée pour être mieux intégrée dans les formation dispensées (meilleur usage des matériaux, réaffirmation des circuits courts et des économies de moyen dans les projets), mais aussi dans le fonctionnement des bâtiments (après l’audit énergétique, c’est un audit des pratiques numériques qui va être lancé) et dans les événements organisés par l’école où une place encore plus grande sera accordé au vivant. Comme le rappelle Emmanuel Tibloux, « il faut inventer de nouvelles façons de faire, et ce principe de transition permet justement de contextualiser ce qui fait crise entre l’ancien et le nouveau ».

Ce principe de transition se veut cependant beaucoup plus large. La transition doit aussi se penser sur un plan territorial, en s’ouvrant par exemple à la ruralité où se jouent des questions essentielles (fracture numérique, accès aux services publics) à propos desquelles Emmanuel Tibloux pense que le design peut apporter son expertise. C’est là toute l’idée du programme de postmaster design des mondes ruraux ouvert cette année à Nontron en Dordogne.

Plus largement, la transition sociale est pointée comme un objectif primordial des années à venir. Emmanuel Tibloux relève en effet la trop grande homogénéité de profil des étudiants de l’École et le faible taux de boursier. Le concours d’entrée, qui a déjà intégré un principe accru d’anonymat dans sa première phase de sélection, continue d’évoluer pour se simplifier et se mettre au plus près des pratiques actuelles (le fichier numérique se substituant aux planches pour l’étude des pièces du dossier). Par ailleurs, les actions de parcours préparatoire dans les lycées des quartier populaires (Paris Xe, Aubervilliers) vont être accrues sous la supervision d’une chargée de mission veillant à un principe de suivi en amont et avec des contenus pédagogiques conçus directement par les diplômés de l’école. En association avec les Ateliers Médicis, le projet d’implantation de l’école La Renverse en Seine-Saint-Denis entend créer un principe pédagogique alternatif avec différents niveaux d’assiduité. L’objectif étant de penser un dispositif complémentaire pour une vingtaine d’élèves, avec l’idée d’ouvrir une école alternative en 2025, non diplômante mais mieux ancrée dans ces territoires urbains.

Atelier robot de l'École des Arts Décoratifs © Béryl Libault de la Chevasnerie

Articulation des formations et transversalité des disciplines

Au sein de l’École directement, le projet pédagogique s’élargit et entend mieux intégrer les grandes formes de transformation sociale de notre temps (urgence écologique, mais aussi place faite aux femmes dans la création, réflexions autour d’un enseignement moins ethnocentré) en tenant compte, comme le précise Emmanuel Tibloux, du temps nécessaire entre le besoin exprimé par certains de rapidement changer les choses et la plus pondérée patience de l’institution.

Plus concrètement, l’objectif est aussi de davantage prioriser la transversalité des enseignements et les articulations des pratiques. L’École nationale supérieure des arts décoratifs, c’est effectivement un peu dix écoles en une, avec des formations couvrant tous les champs du design (graphique, objet, textile et matière, vêtement), mais aussi des arts et des industries culturelles, en allant jusqu’à la mode et au cinéma d’animation. En imaginant l’évolution de « l’école à 360° » qu’il chapeaute, Emmanuel Tibloux rappelle qu’outre l’importance des formations pratiques et théoriques, l’Ecole des Arts décoratifs accorde aussi plus spécifiquement une large place à la formation technique.

Le projet pédagogique vise donc à mieux articuler la formation et la recherche selon l’idée un principe de recherche appliquée se retrouvant dans le grand laboratoire de recherche, dans la pertinence des parcours doctoraux et des dépôts de brevets. L’articulation entre les cultures visibles (la construction d’une image ou d’une forme) et les cultures matérielles (le bon choix de matière) doit être valorisée à travers le développement de la matériauthèque, car ce rapport à la matière est encore trop peu présent dans les choix de l’artiste si on les compare à ceux des architectes ou des ingénieurs par exemple.

Les relations entre chaque secteur d’enseignement doivent enfin accorder plus de place à la transversalité, pour que par exemple scénographes et graphistes puissent travailler ensemble. La refonte des masters inclut donc un dispositif de cursus en sablier, avec une première année générique, puis deux années d’apprentissage sectoriel, et enfin une quatrième année avec possibilité de croisement. Comme le souligne Emmanuel Tibloux, « On doit former des acteurs en capacité de prendre la mesure de la complexité du monde ». Et quoi de mieux en effet que la transversalité des disciplines pour bien saisir la transversalité de vie du monde réel ?

Retrouvez l’intervention d’Emmanuel Tibloux lors du talk sur la Jeune création, Intramuros-Paris Design Week.

Atelier de l'École des Arts Décoratifs © Béryl Libault de la Chevasnerie
Lucile Cornet Richard, diplômée à l’Ecole des Arts décoratifs, section architecture intérieure.
L’interaction avec le territoire : soin des adolescent.e.s Restauration écologique du collège Travail Langevin - Maquette du Collège Travail Langevin et son quartier, à Bagnolet.
© Béryl Libault

Rédigé par 
Laurent Catala

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Design 360

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17/12/2025
MAISON PERRIER® Art Prize lance sa première édition

Avec le MAISON PERRIER® Art Prize, Perrier crée un concours international pour soutenir et accompagner les artistes émergents en arts visuels.

Héritière d’un nom historiquement associé à la finesse des bulles, MAISON PERRIER® s’inscrit aujourd’hui dans une nouvelle dynamique, tournée vers la création contemporaine. Lancée en 2023–2024 comme une entité à part entière distincte de la marque Perrier, MAISON PERRIER® prolonge toutefois un dialogue de longue date entre la maison et le monde de l’art. De l’Américain touche-à-tout Andy Warhol au publicitaire français Raymond Savignac, jusqu’à Philippe Starck qui célébrait en 2023 les 160 ans de la petite bouteille verte. C’est dans cette continuité que la marque annonce la première édition du MAISON PERRIER® Art Prize, un concours imaginé pour soutenir la nouvelle scène des arts visuels, avec une attention particulière portée à la peinture et au dessin. L’occasion pour Maison Perrier d’accompagner des artistes émergents en leur offrant un soutien financier et une visibilité internationale.

Pour cette première édition, l’entreprise s’est entourée d’un jury aux profils diversifiés :

  • Laurent Le Bon, président du Centre Pompidou à Paris
  • Fabrice Bousteau, critique d’art, journaliste, conservateur et rédacteur en chef de Beaux Arts Magazine et du Quotidien de l’Art
  • Jimena Blázquez Abascal, directrice du Centro Andaluz de Arte Contemporáneo (CAAC) à Séville
  • Cathia Lawson-Hall, cofondatrice du Comité d’acquisition Afrique du Centre Pompidou
  • Thomas E. Moore III, directeur exécutif de l’American Friends of the Louvre

Un corpus présidé par l’artiste ghanéen Amoako Boafo, figure majeure de l’art contemporain et reconnu pour ses portraits monochromes réalisés au doigt. Un travail pictural qui a valu, à cet ancien étudiant de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, le prix Walter Koschatzky Art Prize.

Un prix destiné aux artistes

Ouvertes jusqu’au 31 mars à minuit, les candidatures sont destinées aux artistes âgés d’au moins 25 ans et titulaires d’un diplôme en école d’art ou d’un établissement d’enseignement supérieur en arts plastiques, arts appliqués ou design graphique. La sélection s’appuiera sur un portfolio d’œuvres originales réalisées au cours des cinq dernières années, accompagné d’un court texte présentant la pratique, les influences et les ambitions des candidats. Le lauréat de cette première édition sera désigné courant mai par Amoako Boafo. Il bénéficiera d’une résidence artistique et d’un programme de mentorat de six semaines à Accra, au Ghana, au sein de la résidence dot.ateliers fondée par l’artiste. Ce premier temps d’accompagnement se poursuivra en 2027 avec la création d’une édition limitée MAISON PERRIER®, destinée à révéler la vision du lauréat au public international. Une perspective réjouissante, qui mériterait sans aucun doute un petit verre de bulles.

L'artiste Amoako Boafo ©MAISON PERRIER® Art Prize
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5/12/2025
Le nouvel hommage coloré de Monoprix aux années 70

Pour son troisième acte dédié au patrimoine de l’enseigne Prisunic, Monoprix signe un ensemble de rééditions emblématiques des grands noms du design des années 70. L’occasion pour la marque de réaffirmer son lien avec le design et son rôle de passeur entre patrimoine et création contemporaine, sur fond de création accessible à tous.

Pour la troisième fois, Monoprix célèbre le design des années 70 avec une nouvelle collection capsule. Majoritairement issues des catalogues Prisunic, les assises en tubulaire, les tables laquées et les luminaires aux courbes généreuses composent cette édition fidèle et contemporaine, teintée de couleurs pop. L’occasion pour Odil Mir, Jean-Pierre et Maryvonne Garrault ou Henri Delord de signer quelques variations de leurs créations, faisant dialoguer héritage et modernité. En charge de cet événement, Cécile Coquelet, directrice de la création chez Monoprix et responsable du bureau de style, de l’image, du merchandising et des collaborations, a répondu à cinq questions pour mieux cerner les enjeux de cette joyeuse collection, visible jusqu’au dimanche 7 décembre au 5 rue Saint-Merri, dans le 4ᵉ arrondissement de Paris.

©Monoprix


Cette présentation était le troisième acte des rééditions Prisunic. Pourquoi avoir voulu de nouveau faire la part belle aux années 70 ?

Effectivement, nous avions déjà consacré la première édition à cette décennie en 2021, parallèlement à une grande exposition qui avait eu lieu au Musée des Arts Décoratifs de Paris pour les 90 ans de Monoprix, puis en 2023 pour la seconde édition. À chaque fois, nous nous sommes intéressés aux années 70 car elles résonnent beaucoup avec les tendances actuelles. C’est une période où le design était très gai, que ce soit par les tubulaires en acier ou les couleurs pop. C’est ce que nous recherchons dans nos rééditions. Les pièces seventies n'ont pas pris une ride. A l’époque elles étaient modernes et design, aujourd'hui elles sont rétro et design, et c'est ce qui plaît !


Pour cette nouvelle édition, vous avez choisi de mettre à l’honneur les créations d’Odil Mir, de Jean-Pierre et Maryvonne Garrault, d’Henri Delord, ainsi que celles du studio Prisunic. Pourquoi cette sélection d’artistes ?

Odil Mir était à l’époque l’une des rares femmes designers présentes dans le catalogue Prisunic. Mais c’est aussi sa vision qui nous a intéressés, puisqu’elle est sculpteuse de formation, et cela se retrouve beaucoup dans ses objets. Ils sont à la fois sculpturaux et organiques, ce qui apporte une vraie légèreté. Ce mélange en a fait une figure importante des années 70.
Concernant Jean-Pierre Garrault, c’est un créateur qui était d’abord peintre, mais qui a vraiment touché à tout. Avec sa femme, Maryvonne, ils ont été designers textile et ont assuré, entre autres, la direction artistique de Formica. Et puis, au-delà du fait que nous rééditions ses pièces pour la troisième fois, il a aussi mené des collaborations très intéressantes avec Henri Delord, que nous souhaitions également remettre à l’honneur.


Dans quelle mesure avez-vous retravaillé les pièces avec les designers ?

Il y a toujours un travail de recherche que nous menons en interne. Cela passe par les catalogues que nous rachetons ou par des propositions issues des archives personnelles des designers. Il faut comprendre que certaines pièces n’ont jamais été éditées, ou alors en très peu d’exemplaires. C’est le cas des pièces d’Odil Mir. Quoi qu’il en soit, cela nous oblige généralement à refaire les fiches techniques. C'est un travail assez laborieux, mais qui nous permet aussi de rencontrer les designers, mais aussi de collaborer avec Yves Cambier, Francis Bruguière et Michel Cultru, les fondateurs de Prisunic. Ce sont souvent de longs échanges pour déterminer les bonnes couleurs, proches des originales, et comprendre comment l'objet était réalisé à l’’époque. Mais il arrive que nous soyons amenés à modifier des pièces qui se sont arrêtées au stade de prototypes. Je pense notamment à la lampe Lune de Jean-Pierre Garrault, qui était à l'origine en plastique. Outre le fait que ce soit très polluant, le plastique est inenvisageable pour de petites séries de 50 à 400 pièces puisque concevoir un moule pour si peu ne serait pas rentable. Nous avons donc opté pour de l'opaline. Finalement, on réfléchit beaucoup, avec la volonté d’être toujours au plus proche du dessin des années 70.

©Monoprix


Dans l’exposition visible jusqu’à dimanche, on retrouve d’autres typologies d’objets. Pourquoi avoir cette diversité ?

Pour la simple raison que Prisunic proposait un éventail d’objets très varié. Par exemple, au milieu des années 50, Andrée Putman avait réalisé des lithographies d’œuvres d’art en séries très limitées et vendues à 100 francs l’unité. En 2025, nous avons réédité des affiches dessinées par Friedemann Hauss en 1969. À l’époque, on retrouvait des motifs Prisunic sur toute une série de petits objets, notamment de la papeterie. C’est ce que nous avons refait pour ce troisième acte, avec des typologies allant du tablier au sac cabas, en passant par la vaisselle.
D’ailleurs, lorsque l’on parle d’archives, c’est vraiment cela. Le motif que l’on retrouve par exemple sur les assiettes provient d’un motif que notre graphiste Lucie Lepretre a retrouvé au cours d’une brocante sur de vieux objets Monoprix, et qu’elle a redessiné.


On parle de Prisunic et de rééditions, mais Monoprix c’est également des collaborations avec des designers contemporains. Comment cela s’articule ?

Pour bien comprendre, il faut remonter un peu en arrière. Monoprix a été créé en 1931 par les Galeries Lafayette et Prisunic en 1932 par le Printemps. Longtemps, il y a eu une course à l’inventivité, mais Prisunic s’est rapidement distingué avec une première collaboration avec Terence Conran en 1969. Ce fut le début de 18 éditions de catalogues où se sont succédé les designers. Le grand tournant a lieu en 1997 lorsque les deux marques fusionnent. Prisunic garde son bureau de style et Monoprix sa centrale d’achat. De cette fusion naît une première collaboration en 2000, en faisant de nouveau appel à Terence Conran. Puis il y a eu un vide pendant plusieurs années, avant que nous ne décidions de relancer ces collaborations avec India Mahdavi, Axel Chay et Jean-Baptiste Fastrez, mais aussi un partenariat avec l’École Camondo, le magazine Milk ou encore la chanteuse Jain.
L’idée, c’est d’étonner les clients avec de nouvelles choses. Nous sommes très libres, mais avec une stratégie commune : rendre le beau accessible à tous. Et c’est ce que nous avons souhaité avec la collection visible jusqu’à dimanche, rue Saint-Merri à Paris.

©Monoprix
Temps de lecture
5/12/2025
Julie Richoz enrichit sa collection Cicala pour Tectona

Huit ans après le lancement de Cicala, initialement composée d’une chaise et d’une table à manger, la designer Julie Richoz s’est réapproprié la collection pour imaginer cette fois un salon de jardin. De nouvelles pièces qui associent teck et inox, dans la continuité du travail entamé en 2017.

« Quand j’ai imaginé cette collection, j’avais envie de rendre le teck plus aérien et dansant, car je trouve qu’il est souvent associé à quelque chose d’assez lourd », explique Julie Richoz en évoquant la genèse de Cicala, lancée par Tectona en 2017. Mise au défi de revisiter cette collection pour en proposer une déclinaison, elle signe cinq nouvelles pièces : un fauteuil, deux canapés 2 et 3 places, ainsi qu’une table basse et une table d’appoint en granit. Comme pour les premières pièces, l’ensemble est empilable pour toujours plus de praticité. Le tissu des canapés sera proposé dans une version sable, avec la possibilité de le personnaliser selon les besoins ou les projets. Julie Richoz dévoile ici des pièces aux lignes rondes et aux volumes généreux, qui n’attendent plus que le retour des beaux jours pour briller !

À gauche : première partie de la collection Cicala, composée de la chaise et de la table à manger © Tectona / À droite : le nouveau fauteuil de la collection Cicala © Tectona

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