Elica : l’innovation et le design dans l’air
Plaque de cuisson avec hotte aspirante intégrée modèle NikolaTesla Fit ©Elica

Elica : l’innovation et le design dans l’air

La marque italienne fondée en 1970 est désormais leader mondial des hottes d’aspiration. Un succès qui s’explique entre autres par la place qu’Elica accorde à l’innovation et au design.

Présente sur le marché depuis plus de cinquante ans, Elica est devenue un incontournable des systèmes d’extraction dans la cuisine. Ses usines implantées dans sept pays lui confèrent aujourd’hui une solide assise sur le marché mondial. Réputée pour la qualité de ses équipements, Elica se divise en catégories. D’un côté la société propose ses produits sous son propre nom ou sous celui de ses partenaires, et de l’autre, elle conçoit, fabrique et commercialise des moteurs pour ses conceptions. Un savoir-faire gage de qualité mais également d’innovation. Ainsi, ce sont des hottes multifonctionnelles, dynamiques, tactiles… mais avant tout design qu’Elica propose à ses clients.

Un design inspiré du quotidien

À son arrivée dans l'entreprise en 2005, Fabrizio Crisà, designer chez Elica, s'est demandé : « pourquoi toutes les hottes ont une forme de cheminée ? Je voulais quelque chose de différent, donc je suis reparti de zéro. Les personnes achetaient des frigidaires ou des fours pour leurs designs, mais pas les systèmes d'aspiration. C'est ce que je voulais changer. » Au cours des 18 ans passées dans l'entreprise, le designer n'a jamais rien imposé si ce n'est l'intemporalité et la diversité. Ainsi se côtoient style scandinave et inspiration futuristes dans un showroom de 600m² situé dans la région mère d'Elica, celle des Marches en Italie. Un territoire propice à l'imagination de Fabrizio Crisà. « C'est très difficile de savoir d'où elle vient, mais je pense qu'elle est liée à mon quotidien. Quand je passe du temps avec ma famille ou que je vais au restaurant, mon cerveau se met en route. Les visites d'usines ou de showroom me donnent aussi un aperçu des tendances et de ce qui plaît ou non dans chaque pays. Finalement, ce qui me conduit au produit, ce ne sont pas les études que je mène, mais ce que je vis ! »

Le modèle Fit de la série NikolaTesla avec son système d'aspiration central en position ouverte ©Elica

C'est par ce cheminement qu'il  a eu l'idée en 2016 de créer une nouvelle gamme de plaques aspirantes, situées directement sur la table de cuisson. « Lorsque j'ai créé le système NikolaTesla, je me suis retrouvé face à un problème d'ordre esthétique. Je n'arrivais pas à cacher le système d'aspiration dans la plaque de cuisson donc je l'ai placé au centre de la table pour, non plus le dissimuler, mais le mettre en valeur. » Un raisonnement et un système novateur récompensés par le Compasso d’oro. Aujourd'hui, le système NikolaTesla en est à sa troisième génération et propose désormais un design plus épuré dû au camouflage du système de ventilation. « Notre modèle a évolué car les personnes souhaitent désormais des lignes plus simples. Pourtant, sur notre dernier modèle Unplugged, j'ai souhaité remettre des boutons de commandes en complément de l'écran tactile. J'ai remarqué que les personnes aiment toucher des modules pour commander. C'est évidemment le cas dans la musique où nous réglons les volumes à notre convenance et où les DJ manipulent presque le son. » Une allusion qui a donné son nom au modèle : Unplugged. « Mais la cuisine est aussi un univers très sensoriel, donc permettre de toucher les choses est presque redevenu un besoin » conclut-il.

Le modèle Libra, plus ancien, fait également de la série NikolaTesla, a la particularité d'intégrer une balance dissimulée par la grille d'aspiration ©Elica

L'innovation, centre névralgique d'Elica

‍Afin de conjuguer l'innovation au design, l’entreprise s'appuie sur son propre laboratoire technologique. « Conçu pour favoriser l'essai et la recherche de solutions », il accueille régulièrement des étudiants par le biais de partenariats universitaires ou des marques venant tester leurs produits. Réparti en plusieurs pôles, il vise notamment à la vérification des normes de sécurité, au niveau sonore des équipements, au contrôle des volumes d'aspiration ou encore à la résistance des colis. Des contrôles favorisant l'innovation, nécessaire aux yeux du directeur d'Elica, Giulio Cocci. « Lorsque je suis arrivé en 2018, j'utilisais quotidiennement de l'électroménager sur lequel on ne voyait pas l'innovation. Mais quand je suis arrivé dans le showroom d'Elica, j'ai vu des dispositifs avec des design et des styles qui changeaient radicalement les produits. Le laboratoire est donc une étape importante car, même si le concept d'une hotte reste plus ou moins le même, les performances, le design ou l'utilisation changent. C'est qui permet de donner de nouvelles opportunités aux consommateurs. Notre capacité à innover au niveau des performances vient donc entre autres de la présence de notre laboratoire. » Si l'innovation technologique reste l'une des spécificités d’Elica, l'approche plus humaine est aussi complémentaire à la notion d'innovation selon Fabrizio Crisà. « Ces 5 dernières années, l'approche que les personnes ont de la cuisine  a beaucoup changé. Il faut se demander comment elles occupent cet espace, le temps qu'elles y restent, l'importance que cela a dans leurs vies... Les regards sont aussi davantage tournés vers la qualité de l'air ou encore l'utilisation réelle (et plus seulement décorative) des produits. Donc pour nos futures inventions, l'innovation ne sera pas forcément technologique, mais plus fonctionnelle et plus simple. »

Au sein de son laboratoire, l'entreprise possède une salle insonorisée dans laquelle elle réalise tous les tests acoustiques de ses nouveaux modèles ©Elica

‍Un positionnement conscient des enjeux

‍Aborder la question de l'innovation et celle de la recherche sans parler de l'environnement n'est plus vraiment concevable pour une entreprise telle qu'Elica. Une vision exprimée par Giulio Cocci pour qui « la durabilité d'une entreprise ne s'exprime pas simplement économiquement. C'est un système global qui commence par le management de l'entreprise et se termine par l'utilisation du produit et son futur. » Mais pour le directeur de la marque, cela implique également des choix induits par des facteurs extérieurs. « Toutes nos plaques fonctionnent à l'induction car l'électricité va prendre très rapidement la place du gaz à l'échelle mondiale. En nous situant dans ce segment, nous contribuons d'une certaine manière à l'avenir. » Une vision entrepreneuriale et sociétale à laquelle le designer apporte une vision plus matérielle. « Le plus écologique, c'est le produit que vous n'aurez pas envie de changer. Si vous créez un objet qui suit la mode, ce ne sera pas bon car les consommateurs ne le garderont pas à vie. Je pense qu'un produit qui utilise du plastique recyclé, de la peinture à faible impact environnemental, c'est bien, mais un produit avec un bon design et de bonne qualité sera meilleur. C'est simple, un t-shirt que vous gardez 50 ans sera plus favorable que 100 tee-shirts avec des fibres écologiques, et si vous voulez changer votre voiture pour une autre qui vous plaît plus, c'est que le design de la première est raté. » C'est dans cette optique que le designer qui a appris dans sa scolarité à « rester loin des codes de la mode », a proposé dès 2009 un modèle de hotte tactile toujours dans l'air du temps. « Cette création a 14 ans et pourtant on dirait la dernière sortie avec ses modules d'aspiration qui sortent de la paroi. C'est donc un bon design qui s'explique par des lignes n'appartenant pas à une époque et une absence de couleurs. » Une conception du design visuellement sobre mais très technologique qui permet à ce modèle comme aux autres, de s'inscrire dans tous les intérieurs et dans toutes les époques.

Le modèle Haiku island, est l'un des systèmes d'aspiration les plus grands proposé par la marque ©Elica‍

Une perspective d'innovation malgré le contexte‍

« Aujourd'hui, l'entreprise réalise 25 % de son chiffre d'affaires grâce aux moteurs et autres composants stratégiques que nous produisons en interne puis vendons à des marques comme Electrolux » détaille Giulio Cocci. « Le reste ce sont des hottes d'aspiration ou des tables de cuisson comme les NikolaTesla. » Une part majoritaire au sein de laquelle 40% est vendu en B2B et 60% en B2C. Une part cependant en souffrance du fait de l'inflation. « Les clients n'ont pas vraiment la tête à dépenser en ne sachant pas de quoi demain sera fait. Or, notre challenge est bien de conserver nos marges pour investir dans l'innovation. » Un champ qui, par-delà les collines de l'Est italien, fait la réputation de cette marque qui brasse de l'air dans bien des cuisines !

Avec Illusion ambiente, Elica propose une hotte qui se dissimule dans l'architecture intérieure ©Elica
Rédigé par 
Tom Dufreix

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5/10/2026
Maison & Objet : « Japan Wood x Craftsmanship », un stand dédié à l’artisanat japonais

Sur le salon Maison & Objet en septembre, les savoir-faire traditionnels japonais liés au travail du bois ont été mis à l’honneur sur le stand « Japan Wood x Craftsmanship ». L’occasion de valoriser des techniques traditionnelles, parfois vieilles de plusieurs siècles, témoignant d’un artisanat minutieux, précis et profondément ancré dans la culture japonaise.

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« Notre principal objectif en venant en France est de montrer l’intégrité de l’artisanat japonais du bois et de promouvoir ces savoir-faire. Nous souhaitions également mettre en avant le caractère durable du bois que nous cultivons », expliquait Yohei Kato, responsable du stand. Véritable symbole de la culture japonaise, le bois occupe une place importante dans le quotidien au Japon. Pour sa première participation au salon, le stand avait une mission claire : valoriser les savoir-faire japonais liés au travail du bois à travers les techniques traditionnelles de fabrication, mais aussi les objets qui en découlent. De l’emblématique boîte à bento aux seaux à champagne, en passant par des bols ou encore des poupées kokeshi, le stand présentait une grande variété d’objets et d’accessoires.

© Intramuros

Valoriser les savoir-faire traditionnels

Au-delà de la matière elle-même et des objets proposés, l’accent était avant tout mis sur les savoir-faire et les techniques liés au bois, pour la plupart transmis de génération en génération. Plusieurs de ces artisanats étaient représentés sur le stand, chacun associé à une région spécifique du Japon : l’Odate Magewappa - une technique de cintrage du bois - originaire d’Akita ; le Hakone Yosegi-Zaiku - une technique de marqueterie de bois - provenant de Kanagawa ; les objets laqués d’Ishikawa ; ou encore les poupées kokeshi de la région du Tohoku. Le stand présentait également des créations plus contemporaines, notamment du mobilier, avec des chaises ou des tabourets, témoignant des applications actuelles du bois dans le design.

© Intramuros

Sur place, l’artisan Yoshimasa Shibata proposait aux visiteurs de découvrir directement la technique du cintrage du bois en présentant plusieurs étapes de fabrication d’une boîte à bento. Yoshimasa Shibata est l’un des 16 seuls artisans certifiés « Traditional Craftsmen » au Japon spécialisés dans le magewappa, ces petites boîtes en bois cintré. Une certification qui nécessite au minimum douze années d’expérience pratique dans la fabrication. Développé comme artisanat il y a environ 400 ans et transmis depuis de génération en génération à partir de cèdre d’Akita cultivé localement, le magewappa se définit avant tout par sa technique de cintrage. Le cèdre naturel d’Akita est assoupli dans une eau chauffée à plus de 80 °C, puis courbé en un seul mouvement continu, guidé uniquement par le toucher et le savoir-faire de l’artisan.

© Intramuros

Une manière de faire découvrir au public ces savoir-faire encore relativement méconnus. Plus largement, l’initiative visait à encourager le dialogue et à favoriser de potentiels partenariats avec des acteurs européens, autour de produits existants comme de nouvelles pièces adaptées à des usages plus contemporains. Le stand présentait également des produits récompensés par le Wood Design Award, qui distingue des créations mettant en valeur les qualités et l’attrait du bois, témoignant ainsi de la manière dont les techniques japonaises sont aujourd’hui transposées dans le design contemporain. « L’objectif de notre participation est de favoriser les échanges et les rencontres susceptibles de déboucher sur des partenariats avec des entreprises européennes, entre autres. Nous sommes également ouverts à la possibilité d’exporter du bois japonais », ajoutait Yohei Kato.

Développer la culture du bois au Japon

Au-delà de la valorisation des savoir-faire, le stand souhaitait également mettre en lumière la relation qu’entretient le Japon avec ses forêts et la manière dont celles-ci sont gérées. En effet, près de 70 % du territoire japonais est recouvert de forêts, dont environ 40 % sont des forêts plantées. Celles-ci représentent 8 % de la superficie totale des forêts plantées dans le monde, ce qui place le Japon à un niveau particulièrement élevé à l’échelle internationale. Une situation qui témoigne d’une longue tradition de reboisement, les arbres étant replantés après leur exploitation afin de renouveler les ressources forestières. Le bois s’inscrit ainsi dans une logique circulaire : il absorbe du CO₂ au cours de sa croissance, nécessite relativement peu d’énergie pour être transformé et continue de stocker du carbone une fois devenu un produit fini.

© Intramuros

Cette approche environnementale est étroitement liée aux savoir-faire présentés sur le salon. Les qualités naturelles du matériau, notamment son parfum, ses capacités de régulation thermique et d’absorption de l’humidité ou encore ses propriétés anti-bactériennes ouvrent également la voie à de nouveaux usages. Entre préservation de techniques séculaires, gestion responsable des ressources et applications contemporaines, le stand défendait ainsi une approche du bois où artisanat et durabilité avancent de pair.

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30/9/2026
Artek x Hender Scheme : la patine du temps

Le finlandais Artek et le japonais Hender Scheme présentent une première collaboration autour du vieillissement naturel des matériaux et du pouvoir esthétique du temps.

Notre attachement à certains objets ne s’explique pas par leur valeur intrinsèque, mais par leur histoire. Celle qui cause l’usure et attaque parfois la forme, voire la fonction. C’est avec cette question du temps qui passe en toile de fond qu’Artek et Hender Scheme se sont associés. Spécialiste du mobilier en bois cintré depuis 1935, la marque finlandaise avait amorcé en 2024 un nouveau tournant en tolérant, à l’occasion d’une collection avec le studio Formafantasma, les défauts du bouleau dans ses assises. Un rapport au naturel que la société, fondée par Aino et Alvar Aalto, interroge cette fois-ci avec un fabricant de chaussures et d’accessoires en cuir, le japonais Hender Scheme.

Suspension ©Artek x Hender Scheme

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La valeur du temps

Si les objets sont façonnés par l’industrie qui les fait naître, cette collection entend montrer qu’ils continuent de vivre entre les mains de leurs utilisateurs. En faisant du cuir tanné végétal l’élément central de cette collaboration, les marques proposent un nouveau revêtement qui se patine naturellement avec le temps. Un rapport sensible à la vie des meubles qui confère aux pièces leur unicité. De ce choix naît aussi un échange entre les deux entreprises. La première introduit le langage stylistique du couple Aalto dans un univers codé et japonisant, lorsque l’autre importe son savoir-faire en dotant le célèbre Stool 60 de souliers de cuir. Un clin d’œil qui met en valeur le piètement en L caractéristique de la célèbre assise.

Tabourets Stool 60 avec « chaussures » ©Artek x Hender Scheme

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« New Craft » ou le concept d’un artisanat technologique

Cette nouvelle connexion est également l’occasion pour Hender Scheme de développer son concept de « New Craft ». Une idée selon laquelle l’artisanat et la technologie moderne se rencontrent et fusionnent au service de nouvelles réalisations. Parmi elles, la suspension A330 Golden Bell, dessinée par les Aalto. L’abat-jour en laiton est pour l’occasion réinterprété en cuir moulé. La technique traditionnelle du moulage humide est associée à l’impression 3D pour offrir de nouvelles qualités visuelles et tactiles sans altérer la forme initiale. Une proposition forte en écho au traitement plus classique du cuir valorisé sur différentes typologies dont une horloge, un porte-clés et des dessous de verre reprenant la forme courbe « Riihitie », imaginée par Aino Aalto. Dévoilés au London Design Festival, ces objets seront disponibles à la vente à partir du 10 octobre.

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Ci-dessous de gauche à droite : dessous de verre et horloge

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30/9/2026
« Under Pressure » : Marie et Alexandre exposent à la galerie signé

Jusqu’au 10 octobre, le duo Marie et Alexandre présente à la galerie signé l’exposition « Under Pressure », dans laquelle la pression est explorée sous plusieurs aspects : dans les techniques et les matières employées, mais aussi, plus largement, dans leur rapport à la création.

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« L’idée derrière cette exposition était de travailler la pression un peu différemment, en utilisant des techniques diverses, avec cette idée d’explosion rapide, et de réussir à les allier toutes ensemble. » Pour cette exposition, le duo de designers formé en 2018 a choisi de faire de la pression son point de départ. Le titre, « Under Pressure », fait notamment référence à l’hydroformage, un procédé industriel dans lequel la pression de l’eau permet de donner forme au métal. Au sein de la galerie, Marie et Alexandre présentent ainsi des pièces façonnées par différentes forces et contraintes, réalisées en collaboration avec plusieurs artisans spécialisés. Mais la pression ne désigne pas seulement ici une technique de façonnage. Elle devient également une condition de création, exercée par la matière, par le temps, le doute, les choix parfois irréversibles ou encore la volonté de faire apparaître quelque chose qui n’existe pas encore.

Exposition "Under Pressure", collection de Vases en céramique émaillée, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

Allier techniques et savoir-faire

Au sein de l’exposition, qui réunit une dizaine de pièces, les designers se sont associés à différents artisans pour explorer la pression sous toutes ses formes. Avec Antoine Giret, ils présentent ainsi une console, un système d’étagères et une chaise autour d’un travail de l'aluminium fondé notamment sur la vibration de la matière et la création de systèmes. Accompagnés par Jean-Marie Foubert, ils ont imaginé une collection de vases en céramique, déclinés en versions simple et double ainsi qu’en différents formats. Avec le verrier Simon Rio, ils sont allés vers un autre registre en imaginant une table basse dont le plateau est en verre thermoformé. Enfin, avec l’atelier Blam - notamment connu pour avoir participé à la réalisation du cheval mécanique apparu lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 -, ils ont imaginé une table sur piston ainsi qu’un médaillon en métal et feuille d'argent dont la forme naît directement de la contrainte exercée sur la matière. Ce dernier sera ensuite destiné à rejoindre la Cité du design de Saint-Etienne, récemment inaugurée.

Exposition "Under Pressure", médaillon et table sur piston, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

À travers cette exposition, Marie et Alexandre semblent faire évoluer leur langage formel vers davantage de retenue. Les formes se resserrent et les moyens se réduisent, sans pour autant perdre leur fonction et leur intensité. Un moyen finalement pour le duo de questionner son propre processus créatif.

Exposition "Under Pressure", chaise et système d'étagères en aluminium, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin
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29/9/2026
Panton Cubes : le design en jeu

Imaginé par Verner Panton dans les années 1970, le système modulaire Panton Cubes est aujourd’hui réédité par Vitra sous la forme de quatre kits représentant des figures animales.

Imaginés par Verner Panton en 1974, les Panton Cubes associent jeu et design. Constitués de structures cubiques pouvant être assemblées entre elles à l’aide de clips, les cubes sont ensuite habillés de panneaux colorés ou chromés. Ce système permet de composer des volumes et des motifs variés, allant de sculptures figuratives à des constructions plus abstraites.

Développée par Vitra en collaboration avec Verner Panton Design AG à l’occasion du centenaire de la naissance du designer, cette réédition propose quatre modèles : un canard, un flamant rose, un chat et une girafe. Chacune des versions est proposée dans une combinaison de deux couleurs ou avec une finition chromée. Les modèles bicolores reprennent la palette vive caractéristique du travail du créateur danois. En laissant à chacun une grande liberté de construction, le concept des Panton Cubes illustre de manière ludique les possibilités offertes par un système modulaire.

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Ci-dessous : ©Panton Cubes - Vitra

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